Mercredi 1 juillet 2009
Israël -21 militants internationaux kidnapés AIDE YP
Israël va expulser les 21 militants kidnappés alors qu’ils faisaient route sur Gaza + communiqué du Mouvement Free Gaza
Par Saed Bannoura
La police de l’immigration israélienne va transférer les militants à l’aéroport Ben Gourion pour les expulser dans les prochains jours, après qu’ils aient été emmenés au service de l’immigration d’Holon pour prise de leurs empreintes digitales.
Selon le quotidien israélien Ynet, les activistes seront entendus par le Ministère israélien de l’Intérieur avant d’être expulsés.
Etant donné qu’ils ne sont pas entrés dans les eaux territoriales israéliennes, c’est en toute illégalité que la marine israélienne les a attaqués et kidnappés, alors qu’ils faisaient voile sur Gaza avec de l’aide humanitaire, et bien qu’ils n’aient pas eu besoin de permission israélienne pour naviguer vers Gaza, ils ont officiellement informé Israël et le reste du monde de l’heure de leur départ, du contenu de leur cargaison et des noms des passagers.
Greta Berlin, du Mouvement Free Gaza, a dit qu’Israël n’avait pas le droit de les kidnapper puisqu’aucun d’entre eux n’avait l’intention d’aller en Israël.
Berlin a ajouté que les militants de la paix enverraient d’autres cargaisons à Gaza et ne resteraient pas silencieux pendant qu’Israël affame 1,5 million de Palestiniens, et les prive de leurs droits fondamentaux, dont le droit à un traitement médical.
Mais plus important encore, 21 Internationaux peuvent faire les gros titres de la presse alors que 11 000 palestiniens sont oubliés dans les prisons, où beaucoup d'entre eux sont torturés.
Ils n'ont pas le droit légal ou moral d'imposer un siège qui punit collectivement 1,5 million de palestiniens.
http://www.ism-france.org/news/article.php?i d=12280&type=temoignage&lesujet=Actions
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21 travailleurs des droits humains de 11 pays, parmi lesquels, Mairead Maguire, Prix Nobel de la paix et Cynthia McKinney, l’ancienne membre du Congrès américain
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CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE !
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CONTACTEZ le Ministère israélien de la Justice tel : +972 2646 6666 ou +972 2646 6340 fax : +972 2646 6357
CONTACTEZ le Ministère israélien des Affaires Étrangères tel : +972 2530 3111 fax : +972 2530 3367
CONTACTEZ Mark Regev aux bureaux du Premier Ministre : tel : +972 5 0620 3264 or +972 2670 5354 mark.regev@it.pmo.gov.il Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
CONTACTEZ le comité internationale de la Croix-Rouge pour demander leur aide pour assurer la bien-être des travailleurs des droits humains and de l’aider pour obtenir leur liberté.
La Croix-Rouge israélienne tel : +972 3524 5286 fax : +972 3527 0370 tel_aviv.tel@icrc.org Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
La Croix-Rouge suisse tel : +41 22 730 3443 fax : +41 22 734 8280
La Croix-Rouge des États-Unis tel : +1 212 599 6021 fax : +1 212 599 6009
La Croix-Rouge française tel : +33 (0)1 44 43 11 00 fax : +33 (0)1 44 43 11 01
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Parmi les passagers kidnappés du Spirit of Humanity se trouvent : Khalad Abdelkader, Bahreïn Khalad est ingénieur et représente la Islamic Charitable Association de Bahreïn.
Othman Abufalah, Jordanie Othman est un journaliste renommé d’Al Jazeera TV.
Khaled Al-Shenoo, Bahreïn Khaled est professeur à l’Université de Bahreïn.
Fatima Al-Attawi, Bahreïn Fatima est une travailleuse humanitaire et militante communautaire.
Juhaina Alqaed, Bahreïn Juhaina est journaliste et militante des droits humains.
Huwaida Arraf, USA Huwaida est Présidente du Free Gaza Movement et coordinatrice de la délégation pour ce voyage.
Ishmahil Blagrove, Royaume Uni Ishmahil, né en Jamaique, est journaliste et réalisateur de documentaires. Il a crée la boîte de production, Rice & Peas. Ses documentaires se concentrent sur les luttes internationales pour la justice sociale.
Kaltham Ghloom, Bahreïn Kaltham est militante communautaire.
Derek Graham, Irlande Derek est électricien, organisateur du Free Gaza Movement et second à bord du Spirit of Humanity.
Alex Harrison, Royaume Uni Alex est une militante de la solidarité en Grande-Bretagne. Elle voyage à Gaza pour un travail, à long terme, de suivi de la situation en matière des droits humains.
Denis Healey, Royaume Uni Denis est le Capitaine du Spirit of Humanity. Ceci est son cinquième voyage à Gaza.
Fathi Jaouadi, Royaume Uni/Tunisie Fathi est un journaliste britannique, organisateur du Free Gaza Movement et coordinateur de ce voyage.
Mairead Maguire, Irlande Mairead, Prix Nobel de la paix, est une militante pacifiste connue.
Lubna Masarwa, Palestine/Israël Lubna est une activiste palestinienne des droits humains et organisatrice du Free Gaza Movement.
Theresa McDermott, Écosse Theresa est militante de la solidarité. Elle voyage à Gaza pour un travail, sur le long terme, de suivi de la situation en matière des droits humains.
Cynthia McKinney, USA Cynthia McKinney est une avocate acharnée des droits humains et de la justice sociale, ainsi qu’une ancienne membre du Congrès américain et candidate présidentielle.
Adnan Mormesh, Royaume Uni Adnan est un militant de la solidarité. Il voyage à Gaza pour un travail, sur le long terme, de suivi de la situation en matière des droits humains.
Adam Qvist, Denmark Adam est un militant de la solidarité. Il voyage à Gaza pour un travail de suivi de la situation en matière des droits humains.
Adam Shapiro, USA Adam est réalisateur de documentaires et militant des droits humains.
Kathy Sheetz, USA Kathy est infirmière et réalisatrice. Elle voyage à Gaza pour un travail de suivi de la situation en matière des droits humains
par jeromet
le 2009-07-01 13:37:49
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Lundi 29 juin 2009
Dites non au Blé OGM YP
Ils remettent ça ! Le blé OGM, c’est toujours non !
Refusé d’une seule voix par les agriculteurs et les consommateurs en 2004, le blé OGM (transgénique) fait dorénavant l’objet d’une campagne de relance par l’industrie de la biotechnologie.
À VOUS D’AGIR !
1) En tant qu’individu, envoyez un courriel instantané au Ministre de l’agriculture et aux partis d’opposition au www.rcab.ca/bleOGMlettre (ça ne prend qu’une petite minute !).
2) En tant qu’organisation, signez la déclaration mondiale contre le blé OGM au www.rcab.ca/bleOGMaction
Pour d’autres options d’action directe, visitez www.rcab.ca/bleOGM
CONTEXTE:
Le 14 mai 2009, un consortium d’acteurs industriels de l’Australie, du Canada et des États-Unis ont annoncé leur intention d’introduire, simultanément et sur une échelle commerciale, des traits transgéniques (OGM) dans nos cultures de blé. Le 1 juin 2009, le RCAB, en collaboration avec 14 associations de l’Australie, du Canada et des États-Unis, a publié un communiqué dans lequel il rappelle à ces acteurs et à Monsanto que le blé OGM a essuyé un refus définitif de la part de la société civile en 2004, et réitère son intention de faire échec au nouveau projet de commercialisation du blé OGM.
QUE PEUVENT FAIRE LES ORGANISATIONS?
Si vous êtes membre d’un groupe ou association, un syndicat, ou une corporation professionnelle, demandez à son instance décisionnelle d’endosser la campagne mondiale contre le blé OGM en signant, au plus tard le 31 août 2009, la déclaration d’opposition mondiale affichée sur www.rcab.ca/bleOGMlettre.
Texte de la déclaration : “Étant donné notre expérience jusqu’à présent des manipulations transgéniques, et puisque nous prenons acte du refus mondial du blé OGM exprimé par les consommateurs, refus que nous appuyons, nous réitérons notre opposition définitive au blé génétiquement modifié, et nous renouvelons notre engagement à empêcher la commercialisation des caractères transgéniques dans nos cultures de blé.”
-- Sign up to receive Council of Canadians e-Newsletters and Action Alerts -- The Council of Canadians 700-170 Laurier Avenue West, Ottawa, ON K1P 5V5. Tel: (613) 233-2773; Toll-free: 1-800-387-7177 Fax: (613) 233-6776 inquiries@canadians.org www.canadians.org

par jeromet
le 2009-06-29 12:30:34
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Vendredi 26 juin 2009
Pour que le Québec ait meilleure mine! YP
Mine basse chez les minières.
par Steven Guilbeault
La Cour fédérale a rendu public, en date du 24 avril, un jugement qui obligera désormais le gouvernement canadien à rendre publiques les données concernant les millions de tonnes de déchets miniers produits annuellement ici au pays.
Évidemment, les groupes qui sont à l’origine de cette cause jubilaient. Il s’agit des groupes environnementaux canadiens suivants : Great Lakes United, Mining Watch Canada et Ecojustice.
Réjouissons-nous également car on ne saurait sous-estimer l’importance de cette victoire. Trop souvent, les citoyens, qui voient les dégâts environnementaux s’opérer sous leurs yeux, se heurtent à un mur de silence et de complicité qui leur barre l’accès à l’information.
Certains parlent même d’un droit à l’information environnementale; cela paraît raisonnable d’exiger de savoir en quoi un projet pourra éventuellement affecter votre santé ou votre qualité de vie.
Les européens se sont donnés un instrument pour encadrer ce droit à l’information; ça s’appelle la Convention de Aarhus. Dans plusieurs cas, les citoyens ont pu se servir des dispositions de la Convention comme d’un levier pour arracher de l’information essentielle.
Ici au, Québec, quand un projet est soumis à l’examen du BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement), les citoyens ont accès à une certaine information. Ils auront accès à l’étude d’impacts environnementale telle que préparée par le promoteur et agréé par le Ministère de l’environnement; de plus les commissaires peuvent exiger de l’information supplémentaire. Mais on pourrait aller beaucoup plus loin.
Et surtout, il faudrait que les autorités politiques fassent respecter le BAPE!
Le projet de la mine OSISCO à Malartic est un beau cas; la compagnie, qui veut établir une mine à ciel ouvert en lieu et place de tout un quartier, a déjà entrepris de déménager des dizaines de maison avant même que les audiences environnementales soient achevées et que les commissaires aient conclu si le projet était acceptable ou non.
C’est ce qu’on appelle mettre la charrue devant les bœufs!
Une coalition québécoise autour de la question des mines a d’ailleurs vu le jour : « Pour que le Québec ait meilleure mine! ».
Je vous invite à encourager cette nouvelle coalition.
Steven Guilbeault
http://www.lanouvelle.net/article-333652-Min e-basse-chez-les-minieres.html
par jeromet
le 2009-06-26 07:55:51
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Mardi 23 juin 2009
Indépendance énergétique - pétition -suggestion YP
Pour contrer le refus des libéraux de mener au Québec la commission parlementaire itinérante sur l'indépendance énergétique qu'il réclame, le Parti québécois invite la population à signer une pétition en ligne pour faire pression sur le gouvernement de Jean Charest.
La chef du parti souverainiste, Pauline Marois, a affirmé hier midi, à Montréal, avoir bon espoir que le gouvernement, à défaut d'écouter le point de vue des députés péquistes, soit sensible aux demandes de la population québécoise et qu'il agisse dans le dossier. «Il faut signer une pétition demandant la tenue d'une commission parlementaire itinérante, car celle-ci permettrait d'évaluer ce que nous devons faire pour changer nos modes de consommation, mais aussi faire en sorte que nos investissements soient de plus en plus importants dans tous les moyens qui vont nous permettre de développer des énergies vertes», a lancé la chef péquiste.
Mme Marois se trouvait au stand du Parti québécois (PQ) du Salon national de l'environnement, qui se tenait cette fin de semaine dans le Vieux-Port de Montréal.
Les citoyens sont donc invités à signer d'ici l'automne la pétition mise en ligne par le parti vendredi, à l'adresse www.independanceenergetique.org, mais aussi à y suggérer des solutions qui permettront au gouvernement d'établir un plan d'action concret. Le PQ aurait déjà recueilli plusieurs centaines de signatures, selon son porte-parole en matière de développement durable et d'environnement, l'ex-chef du Parti vert du Québec Scott MacKay.
Citant l'exemple de la pétition en ligne «Un enfant, une place», pour la création de places en Centre de la petite enfance (CPE), M. MacKay a expliqué que les quelque 2000 commentaires déposés sur le site Internet avaient beaucoup servi au porte-parole du parti en la matière ainsi qu'à sa chef pour leurs interventions à l'Assemblée nationale.
Les membres libéraux de la commission de l'économie et du travail s'étaient prononcés, la semaine dernière, contre la proposition du porte-parole du PQ en matière d'énergie, Sylvain Gaudreault, qui demandait qu'elle mène une commission itinérante sur l'indépendance énergétique du Québec.
Les péquistes renvoient maintenant «la balle dans le camp de la société civile», dans l'espoir que le gouvernement accepte de tenir une commission itinérante dans les prochains mois.
par jeromet
le 2009-06-23 07:54:31
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Vendredi 19 juin 2009
Faites de l'air ! YP
Selon Info-Smog, Montréal subit en moyenne 64 journées de mauvaise qualité de l'air par année.
Un nouveau programme permet aux résidents de la région de Montréal d'échanger leur vieux véhicule contre une série de primes, comme des titres de transport en commun d'une durée de six mois. Des crédits à l'achat de vélos, de vélos électriques et de scooters électriques, de même que des rabais sur le service d'autopartage Communauto sont aussi offerts dans le cadre du programme Faites de l'air!
Le but de l'initiative est de retirer 20 000 voitures des années 1995 ou moins des routes québécoises. Ces voitures polluent vingt fois plus que les véhicules plus récents. Le retrait de 20 000 véhicules permettrait de réduire de 145 000 tonnes les émissions de GES, et de maintenir cette réduction par l'adhésion aux transports en commun.
Les responsables du programme assurent par ailleurs que les voitures seront recyclées selon les meilleures normes écologiques.
Un meilleur financement
Au Québec, le programme existe depuis 2003, mais il ne bénéficiait pas d'un soutien financier aussi important. Entre 500 et 800 véhicules étaient retirés des routes annuellement. Depuis le printemps 2009, Faites de l'air! est partenaire du programme canadien de recyclage Adieu Bazou, dont le gouvernement canadien a fait l'annonce en 2008. Le budget de cette année vient donc en grande partie d'Environnement Canada, et il permet la mise en place d'un programme aux objectifs plus ambitieux.
« Maintenant, on a un budget important et c'est une mesure qui est reconnue dans les plans d'action pour réduire les gaz à effet de serre », a déclaré André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, l'administrateur québécois du programme.
D'autres partenaires rendent possible la réalisation du projet, comme la Ville de Montréal et les principales sociétés de transport de la métropole, soit l'Agence métropolitaine de transport (AMT), la Société de transport de Montréal (STM), la Société de transport de Laval (STL), le Réseau de transport de Longueuil (RTL) et l'Association des Conseils intermunicipaux de transport (ACIT). Le service d'autopartage Communauto, des fabricants et détaillants de vélos et de scooters électriques se joignent aussi auprogramme.
Faites de l'air! est en vigueur jusqu'au 31 mars 2011. Un volet du programme a été lancé dans le région de Québec en mai dernier.
Le programme Faites de l'air!
http://faitesdelair.org/
par jeromet
le 2009-06-19 08:03:41
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Lundi 25 mai 2009
Cartes de crédit: les associations de consommateurs déçues YP
OTTAWA ANNONCE DE NOUVELLES RÈGLES POUR LES CARTES DE CRÉDIT
Le Canada a annoncé jeudi de nouvelles règles sur l'utilisation des cartes de crédit afin d'améliorer la protection des consommateurs et de leur offrir plus de clarté et de transparence. Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a précisé que la nouvelle réglementation imposera notamment un délai de grâce de 21 jours sans intérêt pour les achats réalisés par carte de crédit, si le solde complet est acquitté à la fin du mois. La nouvelle réglementation prévoit aussi que les émetteurs devront obtenir le consentement explicite des consommateurs pour hausser leur limite de crédit, les avertir à l'avance des augmentations de taux d'intérêt et leur fournir clairement des renseignements importants, notamment sur le temps qu'il leur faudra pour rembourser tout leur solde s'ils ne versent chaque mois que le paiement minimum requis. Les mesures annoncées ne comportent toutefois pas de plafond sur les taux d'intérêt imposés par les institutions de crédit, comme le réclamaient des membres de l'opposition à Ottawa.RCI
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Cartes de crédit: les associations de consommateurs déçues
Marie Tison
La Presse
Ottawa a proposé hier de nouvelles mesures pour protéger davantage les utilisateurs de cartes de crédit.
C'est que la plupart de ces mesures ont déjà cours au Québec.
«Ça ressemble beaucoup à des mesurettes, a déploré le responsable des communications de l'Union des consommateurs, Charles Tanguay. Il y en a plusieurs qui ont déjà en vigueur au Québec par la voie de la Loi sur la protection du consommateur.»
C'est ainsi que le ministre des Finances, Jim Flaherty, a indiqué hier que les utilisateurs pourront bénéficier d'une période de grâce de 21 jours sans intérêt pour les nouveaux achats, à condition de payer le solde en entier.
«Ce ne sera pas nouveau pour les Québécois, a commenté M. Tanguay. Nous sommes contents de voir que le gouvernement fédéral s'inspire de la réglementation québécoise pour imposer des mesures partout, mais pour ici, ce n'est pas grand-chose.»
Élise Thériault, conseillère juridique chez Option consommateurs, a ajouté que certaines mesures québécoises allaient encore plus loin que les nouvelles mesures proposées par le ministre Flaherty.
Le ministre a ainsi annoncé que les institutions financières ne pourront plus hausser la limite de crédit d'une personne sans obtenir son consentement explicite.
«Au Québec, c'est le consommateur qui doit demander une hausse de sa limite de crédit», a fait observer Mme Thériault.
M. Flaherty a fait savoir que les institutions financières ne pourront plus imposer des frais lorsqu'un client dépasse involontairement sa limite de crédit parce qu'un commerçant a fait une retenue sur le crédit disponible.
Ce genre de retenue est notamment effectué par les stations-services et les hôtels qui veulent ainsi s'assurer de la disponibilité des fonds.
M. Tanguay a affirmé que ces frais étaient déjà illégaux au Québec parce qu'une institution financière ne peut augmenter la limite de crédit sans la demande du client.
«Lorsqu'une transaction a pour effet de dépasser la limite de crédit, elle devrait être refusée», a-t-il affirmé.
Le ministre Flaherty a aussi proposé des limites aux pratiques de recouvrement des institutions financières. Celles-ci ne pourront plus essayer de communiquer avec les clients retardataires après 21h les jours de semaine et le samedi, et après 17h le dimanche.
«Au Québec, la loi demande à ce que ces communications aient lieu entre 8h et 20h du lundi au samedi, a indiqué Mme Thériault. Il n'y a pas de recouvrement le dimanche.»
M. Tanguay, de l'Union des consommateurs, a trouvé intéressant le fait que le ministre Flaherty propose d'obliger les institutions financières à favoriser davantage les consommateurs lorsque ceux-ci effectuent un paiement supérieur au minimum requis. À l'heure actuelle, les institutions affectent ces paiements au solde impayé portant le taux d'intérêt le moins élevé (les taux d'intérêt varient souvent selon qu'ils s'appliquent à des achats, des transferts de solde ou des avances de fonds). Les nouvelles mesures fédérales les obligeront à affecter ces paiements au solde portant le taux le plus élevé, ou à répartir les paiements de façon proportionnelle entre les différents types de soldes.
«Malheureusement, M. Flaherty n'a pas pris complètement le camp des consommateurs, a déploré M. Tanguay. Il aurait pu se brancher et demander carrément à ce que les paiements soient affectés au solde portant le taux le plus bas, au lieu de permettre une répartition au prorata.»
Les principales critiques des organisations de protection des consommateurs ont cependant porté sur les mesures que le ministre fédéral n'a pas proposées, comme un mécanisme visant à limiter les taux d'intérêt des cartes de crédit.
«Le taux directeur n'a jamais été aussi bas, alors que les taux des cartes de crédit n'ont jamais été aussi hauts, a dénoncé Mme Thériault. Ce n'est pas normal qu'on n'essaie pas de trouver une solution à ce problème-là.»
M. Tanguay a également souligné que les frais imposés aux commerçants étaient de plus en plus élevés. «C'était de 2% par transaction, ça frôle maintenant les 4 ou 5%, a-t-il affirmé. C'est caché dans le prix des biens et services qu'on achète, qu'on paie au comptant ou par carte de crédit.»
L'Association des banquiers canadiens n'a pas non plus apprécié les mesures du ministre Flaherty, mais pour de tout autres raisons.
«Ce projet de règlement pourrait limiter la capacité des banques de fournir certains des services auxquels les clients s'attendent, restreindre le nombre d'options de cartes de crédit et réduire la disponibilité du crédit dans le cas de certains clients», a affirmé le directeur de l'association pour le Québec, Jacques Hébert.
Il a ajouté que les changements qu'il faudra apporter au système seront particulièrement coûteux, à un moment où les banques ressentent les effets de la récession.
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/services-financiers/200905/22/01-858731-cartes-de-credit-les-associations-de-consommateurs-decues.php
par jeromet
le 2009-05-25 13:23:22
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Dimanche 24 mai 2009
A tous ceux qui croient au rôle essentiel de Radio-Canada YP
Le plaidoyer de Bernard Derome
Profitant de son passage au Parlement du Québec pour recevoir la Médaille d'honneur de l'Assemblée nationale, Bernard Derome est sorti de sa réserve habituelle et a lancé un cri du coeur pour défendre Radio-Canada.
L'ex-chef d'antenne du Téléjournal a fustigé le gouvernement conservateur de Stephen Harper concernant les compressions à Radio-Canada. M. Derome s'est ainsi dit très inquiet pour l'avenir de la société d'État « en raison de la façon dont on est en train, et là je pèse mes mots, de disloquer, de démanteler une institution qui est reconnue pour être le chien de garde d'une information rigoureuse, d'une information que j'appelle intelligente, pour entre autres choses des motifs idéologiques ».
Être informé, c'est être libre, disait René Lévesque. Encore faut-il en avoir les moyens un peu corrects. Si on devait continuer à se faire couper les jambes, année après année, budget après budget, si la norme signifie que, désormais, on doit gérer la décroissance, comment une institution comme Radio-Canada qui a été au centre du développement des francophones et qui continue de l'être, comment cette société de services publics qui est la référence en information pourrait-elle le demeurer? On connaît les conséquences d'un nivellement par le bas, il n'y aurait que des perdants sur toute la ligne.
— Bernard Derome
Bernard Derome a ensuite lancé -----------------un appel à la société civile pour défendre et soutenir Radio-Canada.-------------------
Maintenant, est-ce qu'il est utopique de penser que la société civile de tous les secteurs, de tous les milieux, accepte et puisse se mobiliser en appui au service public? J'en appelle à tous ceux qui croient au rôle essentiel que doit continuer de jouer Radio-Canada.
— Bernard Derome
Le gouvernement Harper a répliqué à M. Derome en disant ne pas être responsable de la situation à Radio-Canada, car il n'a pas imposé de compressions. Dimitri Soudas, secrétaire de presse et conseiller de Stephen Harper pour le Québec, a affirmé qu'Ottawa n'avait pas l'intention de laisser tomber la société d'État. « Le gouvernement conservateur veut travailler avec Radio-Canada, main dans la main avec Radio-Canada et non pas contre Radio-Canada », a-t-il déclaré.
Bernard Derome s'est dit très choyé de recevoir cet honneur, qu'il a voulu partager avec ses collègues journalistes. « Cette distinction, je tiens d'abord à la partager avec ceux qui m'ont précédé, avec les collègues du passé, ceux qui ont créé cette tradition d'information qui très vite a su caractériser Radio-Canada. Je veux la partager également avec mes collègues actuels, qui ont permis que nous faisions ensemble un bout de chemin dans l'éveil des consciences, dans l'ouverture d'esprit des Québécois pour la couverture de sujets, d'événements qui méritaient qu'on s'y arrête, non pas en raison des goûts du jour, mais à cause de la nature et de l'esprit de ces événements-là. »
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe /2009/05/21/001-Derome-Medaille-Qc.shtml
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Commentaires
par Diogène
Bonjour monsieur, vous avez avec votre équipe du "Téléjournal" accompli un travail remarquable: félicitations ! En qualité de vétéran vous ne pouviez mieux réagir aux coupures exercées par le gouvernement actuel dans les budgets de Radio-Canada: celles-ci s'inscrivent dans la même ligne de pensée que les dispositions prises au sujet de certaines institutions scientifiques ou dans le domaine de la Culture.
Tout ceci n'a qu'un objectif : le contrôle d'organismes qui peuvent remettre en question certaines décisions du gouvernement.
Le gouvernement conservateur de monsieur Harper craint la qualité du travail des artisans de l'information diffusée par Radio-Canada, il tente en coupant les budgets de contrôler les services d'informations et de diffusion de la culture francophone au Québec
ou ailleurs au Canada: il provoque ainsi un déséquilibre dans l'exercice de la démocratie.
Si nous ne réagissons pas où cela nous mènera t-il ?
Encore une fois félicitations monsieur Derome et merci .
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par Francois101
Cela fait tellement plaisir de constater que le dévouement de M. Derome à l'égard de notre société Québécoise est encore bien réel.
Je n'ai dorénavent qu'un seul souhait, celui que cet humble homme, qui possède la gigantesque qualité de rejoindre les gens dès qu'un souffle traverse ses cordes vocales, puisse entrer de pieds fermes dans l'arène politique et ainsi mettre un frein à cette orgie de tromperies actuelle. Nous avons besoin d'une personne qui est animée par la recherche d'un idéal pour tous nos futurs concitoyens, nous avons besoin d'une personne qui agit par conviction et dont les valeurs et principes sont orientés vers les autres, nous avons besoin de vous M. Derome !
Un message aux techniciens de Radio-Canada qui travaillent sur ce site : Afin de faire l'éloge d'une partie de la réponse de M. Derome << Être informé, c'est être libre >> n'aurait-il pas été mieux que le lien vidéo de la cérémonie ne soit pas coupé avant le moment où M. Derome s'adresse au peuple ?
Dans tous les cas, je me serait senti un peu plus libre...
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par carol gagnon
J'ai pu parler à tous ceux et celles qui
ont façonnés cette merveilleuse télévision. Tout le monde déplorait la grille-horaire
qui ne comporte plus de merveilleux téléthéâtres et de grandes émissions de
variétés. La BBC à Londres a connu de graves problèmes financiers et elle à su
conserver ses lettres de noblesses. Donc qu'on ne les enlève pas à Radio-Canada,
car elle fut une très très importante référence, qu'il faut conserver. Merci
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par huardsqc
Appel entendu! La télévision publique comme Radio-Canada, Télé-Québec, TFO, ou PBS, n'est pas un luxe, c'est une nécessité culturelle, sociologique. Surtout pour le petit nombre de francophones en Amérique. C'est justement le rôle d'un réseau comme Radio-Canada de diffuser des émission qui sont peu populaires où on ose, où on découvre de nouveaux chemins. J'aimerais que justement, Radio-Canada ne s'aventure pas trop sur des chemins très fréquentés. Il ne faut pas que cette télévision publique devienne un gros TQS. Je ne dis pas qu'il ne faille gérer serré; je ne dis pas qu'il faille beaucoup mieux desservir les régions; mieux desservir les Acadiens. Je dis qu'on doit défendre le droit aux minorités de se faire ententre. Je dis que des émissions comme "La semaine verte", "Découverte", "Par quatre chemins". "les années lumiéres", ont droit d'exister et de s'exprimer. J'aimerais que le théâtre soit de nouveau diffusé le dimanche soir. j'aimerais que Radio-Canada redevienne Radio-Canada, car j'en ai besoin, car il fait partie de ce que je suis comme québécois et canadien.
Merci
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Video-
L'entretien d'Anne-Marie Dussault avec Bernard Derome
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe /2009/05/21/001-Derome-Medaille-Qc.shtml#
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L'entretien d'Anne-Marie Dussault avec Dimitri Soudas, secrétaire de presse et conseiller pour le Québec de Stephen Harper
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe /2009/05/21/001-Derome-Medaille-Qc.shtml#
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RADIO-CANADA EXPOSÉE À DE NOUVELLES COUPES BUDGÉTAIRES
La société publique Radio-Canada/CBC pourrait devoir subir une nouvelle coupe budgétaire de 50 millions de dollars, soit l'équivalent de 5% de son budget total. La somme pourrait être redistribuée à l'intérieur de la société d'État ou même être éliminée. Le président de Radio-Canada, Hubert Lacroix, a indiqué dans une note envoyée à ses employés que le diffuseur public ne sera pas épargné par l'exercice de révision budgétaire, l'an prochain. Cette révision exige de tous les ministères, agences fédérales et sociétés de la Couronne qu'ils indiquent au gouvernement les programmes et les activités les moins prioritaires. La SRC-CBC fait déjà face à un déficit budgétaire de 171 millions de dollars, ce qui a entraîné des compressions de personnel de 800 employés, en raison d'une forte diminution des revenus publicitaires.RCI
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Quand je vois le gouvernement Harper refuser a Radio-Canada un empreunt a long terme, quand je vois une émission comme 'Les coulisses du pouvoir' qui me renseigne en francais sur ce qui se passe a Ottawa disparaitre, je sais très bien a quoi ils veulent en venir. Jerome
SVP. si vous etes de mon avis, écrivez à nos élus.
par jeromet
le 2009-05-24 09:38:55
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Lundi 18 mai 2009
18 Mai Revue de Presse YP
Le mensonge vert, sur Arte
La soirée TV d’hier soir sur Arte ne m’a pas laissée indifférente. Thématiques excellentes et fort bien abordées par une série de reportage destinés à ceux qui ne veulent plus faire l’autruche. Ouvrir les yeux peut faire mal mais permet également de comprendre les enjeux de la mondialisation dans les domaines, notamment, de l’agro alimentaire. Je vous invite à revoir cette série de trois reportages. Voici le lien qui conduit à celui intitulé "le mensonge vert".
http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=1009032,day=4,week=15,year=2009.htmlà
En voici un bref résumé, car le sujet me tient fort à coeur : au départ est l’Allemagne, engagée de toute sa volonté dans la production d’énergie "durable" qu’elle nomme "électricité naturelle". Plan énergétique très soutenu par l’Europe et ses généreuses subventions (que nous, citoyens motivés et innocents, finançons). Cette électricité naturelle est produite à l’aide de centrales qui fonctionnent avec…de l’huile de palme, la fameuse. Celle-ci est notamment produite en Indonésie. Sur ce que furent les terres vivrières d’une peuple aujourd’hui affamé et demain décimé. Peut importe aux Hauts Fonctionnaires européens et aux politiques qui, afin de s’offrir définitivement une belle conscience, sont prêts à s’engager dans la création d’un éco label pour la production de cette huile de palme. Les palmeraies, ceci dit en passant, poussent vite, a grand renfort d’engrais et de pesticides, bien sûr.
Afin d’extraire cette mane liquide, les presses tournent sur place avec…du pétrole, dont elles sont fort gourmandes. Mais la pollution, c’est mieux chez les autres n’est-ce pas…Et toute cette huile est ensuite acheminée en Allemagne, par cargo, qui avancent…avec du pétrole. Voici l’exemple type, et ce n’est hélas pas le seul, d’un bilan carbone (parlons en..) calamiteux, d’une honte humaine et sociale, au nom de l’énergie verte et du sacro-saint "développement durable". A nous de devenir de plus en plus vigilants, conscients du grand mensonge vert planétaire. Il ne concerne pas que l’énergie, mais aussi la production mondiale alimentaire BIO, sur laquelle sont en train de tomber, comme la misère sur le monde, les "puissants" de l’agro-alimentaire qui voient là de belles parts de marché à conquérir. Devenons de vrais "consom-acteurs", n’avalons plus tout cru tout ce que l’on nous propose au niveau énergétique. Et merci de ne plus parler de "Bio-carburant"…
http://www.les-loges-de-la-folie.com/2009/04/08/le-mensonge-vert-sur-arte/
Résultats de recherche de vidéos pour Le mensonge vert
DOCUMENTAIRE LE MENSONGE VERT 1
17 min
www.dailymotion.com
DOCUMENTAIRE LE MENSONGE VERT 3 fin
11 min
www.dailymotion.com
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Parasitage des firmes dans les municipalités - Le maillage privé-public explique les dérives éthiques
Christian Bordeleau, Candidat au doctorat, finissant à la maîtrise en science politique à l'Université de Montréal et affilié au Centre de recherche sur les politiques et le développement social (CPDS), l'auteur a réalisé sa thèse de maîtrise sur l'éthique en politique.
Firmes parasites
Alors que l'attention publique est (ré)orientée vers la «promulgation d'un code d'éthique», nous postulons que, pour assainir les gouvernements municipaux de façon durable, le recours aux firmes doit être revu en faveur d'une utilisation plus restreinte et plus limitée, moins centrale et plus simplement consultative. Autrement dit, les institutions publiques doivent reconstruire et revitaliser leur base d'expertise pour détecter les malversations et réaliser elles-mêmes des tâches que les politiciens désirent confier inutilement, et à grands frais, à des firmes «amies».
C'est en réduisant les contacts publics-privés et en développant une contre-expertise «maison» que l'on réduira les problèmes de corruption et d'éthique, et ce, bien plus qu'avec un code de conduite.
Dans les faits, rien ne saurait empêcher une ville comme Montréal de ragaillardir son département d'ingénierie, son service de vérification et tous les pans de sa bureaucratie pour s'immuniser contre le parasitage du privé, si ce ne sont le financement électoral et le «pantouflage» de deuxième carrière qu'offrent les firmes parasites.
http://www.ledevoir.com/2009/04/23/246980.html?fe=6691&fp=400691&fr=144633
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Édition 2009 de l'École d’été de l’Institut du nouveau monde (INM)
L'École d'été de l’INM, c’est LE rendez-vous estival des jeunes ! Cet événement d'envergure nationale réunit tous les ans plusieurs centaines de jeunes de 15 à 35 ans, de toutes les origines, de toutes les régions du Québec et même de plusieurs pays de la francophonie. Vive la diversité ! Vive l’ouverture !
L'École d'été, c’est une tribune privilégiée pour tous ceux qui s’intéressent à la chose publique, qui cherchent des voies pour concrétiser leur engagement. L'École d'été, c’est l’art de créer une communauté et l’occasion de rencontrer un foisonnement de personnalités hors du commun : conférenciers renommés venus des quatre coins du monde et invités de marque reconnus pour leur engagement politique, entrepreneurial ou artistique.
L'École d'été, ce sont enfin des dizaines d'activités originales qui vous interpelleront et décupleront votre soif de savoir. Conférences, tables rondes, ateliers pratiques, déjeuners rencontres, 5 à 7, jeux de rôle, soirées cabarets, Festival des arts citoyens et plus encore… faites vos choix !
Pour vous inscrire : http://www.inm.qc.ca
http://netfemmes.cdeacf.ca/les_actualites/lire.php?article=14057
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Ta villa en Espagne contre mon chalet en Estrie
Stéphane Baillargeon
L'échange de maisons, une formidable et profitable façon de voyager
Prenons un journaliste au hasard: moi. Eh bien, au cours des cinq dernières années, j'ai échangé un appartement de Montréal contre plusieurs lofts à New York et des maisons de campagne en Nouvelle-Angleterre, un appartement à Barcelone (avec moto, svp), une villa de rêve au Costa Rica, un pied-à-terre à Venise. Faute de temps ou de moyens, avec ma petite famille, j'ai aussi refusé des propositions très alléchantes en provenance de la Provence, de l'Australie, de Bali, de l'Italie. Nous serons par contre à Paris dans quelques mois, toujours grâce à la même magnifique mécanique.
Des propositions échangistes honnêtes du genre, le site Trocmaison.com en compte près de 26 000 venues de 110 pays, dont environ 1275 du Canada.
Il est souvent possible d'échanger en même temps la maison et l'auto, pour économiser encore plus, jusqu'à 70 % des frais habituels
http://www.ledevoir.com/2009/04/25/247480.html?fe=6711&fp=400691&fr=144966
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Pétition OMS ONU
Exhortons l’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture à entreprendre des recherches et à instaurer des contrôles sur ces fermes afin de protéger la sécurité alimentaire et sanitaire mondiale. L’industrie agroalimentaire tentera par tous les moyens de faire obstruction aux réformes. Nous devons donc lancer un cri de protestation que les autorités sanitaires ne pourront ignorer.
http://www.avaaz.org/fr/swine_flu_pandemic
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Emplacements radars photo
http://www.francoischarron.com/emplacements-des-radars-photo-au-quebec/-/lqMuhqahjU/
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Ça baigne dans l’huile
Pierre Julien fait le point sur les croyances entourant le cholestérol et les oméga-3
Par Jean Hamann
Les croyances au sujet des lipides se répandent comme des taches d’huile sur une nappe blanche et une fois incrustées, il n’est pas facile de s’en débarrasser. Le professeur Pierre Julien de la Faculté de médecine a tout de même tenté de remettre les pendules à l’heure
Les médicaments anticholestérol servent à abaisser son absorption par l’intestin ou encore sa synthèse dans le foie. Dans les cas où la génétique n’est pas en cause, une personne peut améliorer son profil lipidique en modifiant son alimentation. La faible teneur ou l’absence de cholestérol dans des aliments est d’ailleurs devenue un argument de vente très exploité. «Ce que les étiquettes ne disent pas c’est que le cholestérol est un lipide d’origine animale», a rappelé le conférencier. Il n’y en a donc pas dans les pommes de terre, ce qui signifie qu’à moins d’utiliser des graisses animales pour la cuisson, il n’y en a jamais eu dans les chips ou dans les frites.
L’exercice peut aussi contribuer à réduire les risques associés à un taux anormal de cholestérol. En effet, l’activité physique augmente la concentration des HDL, ce qui favorise l’élimination du cholestérol par le foie. «Pas besoin de faire un entraînement de marathonien pour obtenir cet effet, précise Pierre Julien. Une marche quotidienne d’une trentaine de minutes fait le travail.»
Omega-3, 6 et 9
Le professeur Julien s’est aussi attardé au cas d’une famille d’acides gras à la mode, les oméga-3, dont la liste des vertus ne cesse d’allonger. Au point où une certaine confusion s’est installée autour des autres acides gras dont le nom inclut le terme oméga. L’alimentation occidentale est riche en oméga-6, a rappelé le conférencier. Trop riche, en fait, ce qui contribuerait à la prolifération des maladies inflammatoires. «Il faut viser une consommation égale en oméga-3 et en oméga-6», a-t-il rappelé. Les consommateurs qui pensent en avoir plus pour leur argent en achetant des suppléments contenant un mélange de ces deux types d’acides gras se leurrent. Quant aux oméga-9, abondants dans l’huile d’olive et les noix, ils sont dits non essentiels — contrairement aux oméga-3 et 6 - parce que l’organisme peut les synthétiser à partir d’autres acides gras.
Par ailleurs, tous les oméga-3 ne se valent pas, a expliqué le conférencier. Ainsi, les oméga-3 de source marine — comme l’EPA et le DHA — sont directement assimilables par l’organisme. Par contre, le corps humain convertit au mieux 10 % des oméga-3 contenus dans l’huile de lin en EPA ou en DHA. Il faudrait donc consommer 10 gélules d’huile de lin pour obtenir l’effet d’une gélule d’EPA ou de DHA. Enfin, précise Pierre Julien, contrairement à une croyance répandue, les concentrations d’oméga-3 dans les saumons sauvages ne sont pas plus élevées que dans les saumons d'élevage ou les truites arc-en-ciel d'élevage. Les truites sauvages afficheraient toutefois des concentrations trois fois plus faibles en oméga-3.
http://www.aufil.ulaval.ca/articles/baigne-dans-huile-16971.html
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Turbulences planétaires
Côté pile ou côté face, la mondialisation fait l’objet, plus que jamais, d’incessants débats
Par Julie Bouchard
Une histoire qui s’est déroulée au détriment de l’environnement et au profit des riches, des très riches, mais qui a peut-être – enfin - une fin. Qu'est-ce qui se profile à l’horizon aujourd’hui? Une crise environnementale appréhendée qui devrait nous amener à revoir de toute urgence nos politiques. L’autonomie locale a-t-elle une place dans ce contexte? «Oui, si elle est accompagnée d’une réduction des flux, croit Hervé Kempf, et si elle n’est pas synonyme d’autarcie et, surtout, si nous sommes prêts à réduire notre consommation matérielle au profit de liens sociaux enrichis, de meilleurs systèmes d’éducation, de santé, etc.»
Président de la Commission de la recherche de l’Université Laval, le professeur de droit Alain Prujiner a lui aussi fait un salut à l’histoire avant de répondre à la question au présent. «Curieusement, on envisage la mondialisation comme si c’était un phénomène naturel, alors que c’est le résultat d’un projet politique formulé par les États au lendemain de la crise de 1929 et de la Seconde Guerre mondiale.» Un projet qui a donné naissance à l’ONU, à l’OTAN ou à l’OCDE, pour ne nommer que ces organisations. Le problème, c’est qu’à ce projet politique est venue se greffer l’idéologie ultralibérale des années 1980, idéologie qui n’a rien à voir avec la mondialisation et qui serait la source de la crise actuelle, ajoute Alain Prujiner. Mais le libéralisme n’est plus seul à avoir voix au chapitre. Et, aujourd’hui, «après avoir été longtemps méprisé, le rôle économique des États est en train de revenir. Et c’est à travers l’État que je peux envisager l’autonomie locale. L’économie, aujourd’hui, se joue nécessairement dans un cadre mondial, aussi le local doit entrer dans un processus de coordination avec les autres.»
http://www.aufil.ulaval.ca/articles/turbulences-planetaires-16421.html
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Pour éviter le burnout
Si vous êtes employeur, l'épuisement professionnel est une situation avec laquelle plusieurs gestionnaires en ressources humaines doivent composer. Il est impératif de s'y attarder pour maintenir en place les éléments, mais aussi être à l'écoute des symptômes avant-coureurs.
La surcharge de travail constante, le manque d'autonomie, la mise à l'écart dans le processus décisionnel de l'entreprise, les responsabilités mal définies (problème organisationnel), ainsi qu'un déséquilibre entre les efforts fournis et la reconnaissance obtenue (salaire, estime, respect, etc.) sont des facteurs susceptibles d'entraîner un épuisement professionnel. Pour aider à mieux cibler les signes, voici une liste des symptômes:
Symptômes psychologiques
Une fatigue persistante, une démotivation constante par rapport au travail, une irritabilité marquée, des colères spontanées, une attitude cynique et un sentiment de frustration, le sentiment d'être incompétent, le goût de s'isoler, un sentiment d'échec, une baisse de confiance en soi, de l'anxiété, de l'inquiétude, de l'insécurité, une difficulté à se concentrer, des pertes de mémoire, une difficulté d'exercer un bon jugement, de l'indécision, de la confusion et des pensées suicidaires dans les cas les plus graves.
Symptômes physiques
Une fatigue persistante, parfois des douleurs selon les fragilités individuelles: des maux de dos, des douleurs musculaires, des migraines, etc. On retrouve également des problèmes digestifs, des ulcères d'estomac, des problèmes cutanés, un sommeil perturbé, une perte ou un gain de poids, des infections plus fréquentes (rhume, grippe, otite, sinusite, etc.).
Quelques facteurs de risque: le manque d'estime de soi, la surcharge de travail et l'incapacité à fixer des limites, les attentes élevées envers soi-même, les responsabilités à l'extérieur du travail, le fait que le travail soit le centre de sa vie, le besoin de perfectionnisme dans tous les aspects de son travail, sans égard aux priorités, la difficulté à décrocher de son travail, l'incapacité de déléguer ou de travailler en équipe.
Lorsque l'on souffre d'épuisement, beaucoup d'éléments sont touchés dans notre vie; notre estime de soi, nos relations avec nos collègues et nos supérieurs, nos relations familiales, etc. On se sent isolé dans ce type de situation et pourtant personne n'est à l'abri. Tout comme le deuil, il faut donc bien comprendre les étapes à franchir afin de se diriger vers la guérison:
> la première étape est celle de l'idéalisme où la personne a un très haut niveau d'énergie;
> la seconde, celle du plafonnement, ou plateau, est le moment où la personne se rend compte que, malgré ses efforts constants, les résultats atteints ne sont pas à la hauteur de ses attentes;
> l'étape suivante, celle de la désillusion, est celle où la personne est fatiguée, déçue;
> enfin survient la démoralisation. «Au bout de son rouleau», la personne perd tout intérêt à son travail et à son entourage.
Dans un premier temps, il faut que la personne puisse identifier les facteurs qui l'épuisent. Lorsque cette liste est faite, il devient important d'analyser ces éléments pour les diviser en deux catégories: les éléments sur lesquels nous avons un pouvoir et ceux sur lesquels nous n'avons pas de pouvoir. Cet exercice vous permettra probablement d'identifier certains éléments qui peuvent changer assez facilement. Attaquez-vous d'abord à eux. Ensuite, un à un vous devrez traverser les éléments qui vous semblent plus difficiles à contrôler et là vous aurez peut-être besoin de l'aide d'un psychologue, d'un spécialiste en gestion de carrière et même parfois de votre médecin.
Certains spécialistes s'entendent pour dire que le «burn-out» est intermittent et qu'au moment où nous pensons que tout va bien, il refait surface. Par contre, à la lueur de nos lectures, nous croyons réellement qu'une personne peut se sortir de cet épuisement. Sachez bien vous entourer!
Cette chronique est tirée de l'Info Brio, rédigée par l'équipe de Brio Ressources humaines, Sherbrooke (www.briorh.com)
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The Planet’s Imperative: Stop War, Shine On
Many indicators point to the US Department of Defense as the largest institutional polluter in the world. Most tellingly, the US military is the world's largest single oil purchaser and consumer. If the invasion of Iraq, and perhaps Afghanistan, was about US oil interests, then military occupation serves mainly to perpetuate the military, like a snake devouring its own tail, feeding and destroying itself at the same time.
We human beings can decide to abolish war. The owl needs its prey, but we do not. Our most basic, most elegant tools are at hand: communication, education, international law, creative arts and sciences, nonviolent resistance. When we are threatened, we have these tools, mightier than the sword, to protect ourselves. In the process, we protect our descendants - and the owl, too.
To celebrate our common Mother's Day, let's give her bicycles, sustainable agriculture, windmills, solar panels, rain barrels. Because it makes no sense to give her bicycles with one hand and bombs with the other, it's time to acknowledge that the critical point we have reached is not a call to arms, it's a call to lay them down.
Martin Luther King, Jr. said it more directly when he told the United States that our choice was between nonviolence and non-existence.
Susan Van Haitsma
COMMENTARY
Each of us can choose to open up to our growing challenges of collaborating and working together, connecting with the seed of altruism in all of us, as it's ultimately about the future's children and the possibility of all of us living together in a sustainable existence.
We must learn the heart of our consciences, grow into increasing levels of consciousness of our interconnectiveness, and choose more wisely than to ever again listen intently and act foolishly upon that drumming voice of our small, cold, and pale egotism.
http://www.commondreams.org/view/2009/05/04-6
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par jeromet
le 2009-05-18 07:08:42
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Jeudi 14 mai 2009
Annonce frauduleuse: l'AMF s'en mêle YP
Écrit par Géraldine Martin
Vous l'avez peut-être remarqué: lors d'une crise économique, les petites annonces financières du type «Au bout du rouleau, Noyé par vos dettes, Contactez-nous» pullulent dans les journaux. Pour prévenir de fâcheuses situations, l'Autorité des marchés financiers (AMF) vient d'adopter une toute nouvelle démarche.
Depuis janvier dernier, le gendarme des marchés financiers du Québec a décidé de contacter directement les syndicats des entreprises qui ont annoncé des vagues de licenciements, soit Rio Tinto Alcan, Bombardier, Pratt & Whitney, Alcoa et le fabricant d'autocars Prévost. L'objectif est de sensibiliser les personnes qui pourraient être plus vulnérables face à des petites annonces qui promettent monts et merveilles.
«Dès l'annonce des mises à pied par l'entreprise, nous avons contacté les syndicats pour établir un canal de communication avec les employés», explique Sylvain Théberge, porte-parole de l'AMF.
Cette démarche, qui a conduit à l'envoi de près de 4 000 brochures, est une première au Canada. «La Colombie-Britannique et l'Ontario nous ont contactés pour avoir de l'information», précise d'ailleurs M. Théberge.
C'est l'automne dernier que l'AMF s'est penchée sur le problème des petites annonces douteuses, qui connaissent traditionnellement une nouvelle vie pendant les périodes économiques difficiles. De là est née «la vigie économique» de l'AMF. Dès qu'une vague de licenciements est annoncée, l'organisme tente de rejoindre le plus rapidement possible les licenciés.
«Accablés par les dettes?»
Le cas type est celui d'une annonce publiée dans un journal local, qui s'intitule AIDE FINANCIÈRE et qui est flanquée de nombreux symboles de $$$$$ et d'un numéro de téléphone. Au bout du fil, un sympathique agent vous offre de vendre une partie de vos REER et de les transférer dans un compte sécurisé. Confiant, vous acceptez. Malheureusement, une fois le virement effectué, il n'y a plus moyen de retracer ni l'argent, ni l'agent. Le comble de la frustration survient lorsque le fisc vous envoie l'avis de cotisation réclamant l'impôt sur le montant d'argent que vous avez sorti de vos REER. L'AMF lance une opération contre les petites annonces mensongères.
Que faire dans ce cas? Vous pouvez déposer une plainte auprès de l'AMF, mais il vous faut être réaliste: il y a peu de chances pour que vous puissiez récupérer votre argent. En général, ce type de fraude n'est pas couvert par le fonds d'indemnisation de l'AMF car la compagnie ou la personne derrière la petite annonce n'est pas inscrite auprès de l'organisme.
«En général, pour l'ensemble de ces cas, l'argent est perdu», indique M. Théberge.
Il est toutefois important de porter plainte car c'est seulement avec une plainte officielle en main que l'AMF peut faire une pré-enquête et éventuellement une enquête. Actuellement, plusieurs dossiers sont sur la table du gendarme, souligne M. Théberge qui ne peut pas en dire davantage à ce stade-ci.
Sur le terrain
Les enquêtes sur les petites annonces douteuses ne sont qu'une partie du travail de l'AMF qui se penche sur d'autres types de fraude, comme la manipulation des marchés boursiers, les délits d'initiés ou encore des systèmes de vente pyramidale (schéma de Ponzi) du même type que celui qu'a utilisé le désormais célèbre Bernard Madoff aux États-Unis.
Une centaine d'enquêteurs et d'inspecteurs travaillent actuellement sur ces types d'escroquerie dans les bureaux de l'AMF. Ils étaient 40 seulement il y a cinq ans. Cette croissance est un exemple de la stratégie de l'AMF qui vise à se concentrer «sur le terrain», explique M. Théberge. «Nous pensons que c'est la meilleure manière de servir le public», dit-il.
Pendant ce temps aux États-Unis, la stratégie des autorités pour lutter contre la fraude dans le système financier américain passe par un projet de loi qui a été approuvé fin avril par le Sénat. Le projet renforce notamment les possibilités de poursuite judiciaire à l'égard des institutions financières et il donne plus de pouvoirs aux agences fédérales chargées de lutter contre la délinquance financière, soit le FBI, la SEC (Securities and Exchange Commission) et les services secrets.
http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/55-enjeux/4979-petite-annonce-frauduleuse
par jeromet
le 2009-05-14 02:31:43
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Mardi 12 mai 2009
Troc, troc, troc YP
Stéphane Baillargeon
Stimulé par la crise, dopé par Internet ou pratiqué pour le plaisir, le troc reprend du service
Le docteur Vincent est dentiste et alchimiste: il peut transmuter un traitement de canal en n'importe quoi, ou presque. «J'ai de belles toiles troquées avec une artiste locale», raconte l'enchanteur qui soigne ses patients de la région de Montréal depuis 1995. «J'ai troqué 4000 briques anciennes afin de rénover la maison. J'ai aussi troqué l'aménagement paysager dans la cour, un vieux poêle à bois et même des poulets et des légumes.»
Le troc représente une faible proportion de la facturation de son cabinet, «de 3 à 5%», précise le docteur Vincent (c'est un nom d'emprunt). N'empêche, à chaque fois, chacun trouve son compte dans cet échange atypique.
«Le troc permet de soustraire à l'impôt certains flux monétaires, donc de donner une plus grande valeur à ce qui est troqué, poursuit le dentiste-échangiste. Pour mes patients, il permet de rendre certains traitements plus accessibles tout en me rendant service grâce à leurs compétences. Il en résulte souvent une relation basée sur une grande confiance, durable et souvent très agréable, apportant une dimension plus humaine à une relation d'affaires.»
Il n'y a pas que ça. Le troc peut même devenir une nécessité vitale à la faveur d'une crise économique. L'Argentine en faillite a vu fleurir les clubes de trueque après sa débâcle monétaire du début de la décennie. Aux États-Unis, l'effondrement du système bancaire favorise le retour du barter ou du swapping «à l'échelle supersonique», selon un récent article du magazine en ligne Rue89.com. Les entreprises américaines incapables d'obtenir du crédit des banques s'échangent les biens et services pour survivre.
L'homme d'affaires russe German Sterligov rêve même de faire du troc le système de substitution du capitalisme en crise. Fervent orthodoxe, multimillionnaire et partisan du retour à la terre comme aux valeurs traditionnelles, il vient de fonder le Centre anticrise de règlement et de marchandises, réseau de sociétés mixtes servant de base à la bourse du troc. Les partenaires y échangent du béton contre des appartements, des tracteurs contre du blé. En Russie, une trentaine de centres régionaux fonctionnent comme des franchises, et German SterliGov souhaite en ouvrir mille autres d'ici la fin de la décennie. Cinq bureaux existent à l'étranger, notamment à Londres et Bruxelles. Un autre verra bientôt le jour à Paris (voir fr.artc-alisa.ru).
Marchandise contre marchandise
Le troc est la forme d'échange la plus vieille du monde, pratiquée depuis la nuit des temps. Dans ce cadre, un bien en vaut un autre: un collier de perles appelle une hache, une poche de sel rapporte un tas de fourrures. Montréal a été fondée autour de cette primitive mécanique commerciale.
La monnaie simplifie la transaction à l'extrême en éliminant la contrainte fondamentale de la recherche du partenaire. Une marchandise (M) n'en appelle plus une autre: il suffit de passer par l'intermédiaire de l'argent (A) pour arriver à n'importe quel autre bien, selon le simplissime cycle d'échange M-A-M décrit dans Le Capital.
Karl Marx dit aussi que l'argent se transforme en capital quand l'acquisition de marchandise vise l'accroissement de la valeur. Aristote, déjà, appelait «chrématistique» la recherche de la richesse pour elle-même. Notre époque paie maintenant d'une crise profonde sa vénalité hyperchrématistique. Le troc, qui n'est pas un échange marchand, vient bousiller tous ces rapports économiques.
Le système d'échange local (SEL) Le Passe-temps simplifie l'équivalence à l'extrême à l'ombre du mont Saint-Hilaire, en Montérégie. Ici, une heure de travail en vaut une autre, sans égard au service rendu. La coiffeuse échange sur cette base avec le jardinier, la gardienne d'enfants avec le plombier.
«Chaque SEL a sa propre logique, mais nous avons opté pour une équivalence qui simplifie les échanges», explique Martine Marleau, qui a fondé Le Passe-temps il y a trois ans après avoir assisté à une présentation sur le système d'échange local de Saint-Basile-le-Grand. «L'idée, ce n'est pas seulement de sauver [sic]de l'argent. Les membres apprécient aussi et même surtout l'idée de rendre service, de se constituer un réseau d'entraide et de sortir de ce qu'on pourrait appeler l'aliénation de la logique marchande.»
En français, «salaire» dérive de sel. Les premiers systèmes nord-américains... salés, les Local Exchange Trading Systems (LETS), sont apparus en Colombie-Britannique à la faveur de la crise du début des années 1980. La réseau couvre maintenant la planète. Il y a plus de 450 LETS au Royaume-Uni et environ 300 SEL en France. On en compte une vingtaine au Québec.
Monnayer le troc
Seulement, comme l'argent est diablement pratique, les systèmes de troc les plus raffinés tentent de «monnayer» les échanges. Dans ce cas, les marchandises ou les services sont évalués en monnaie privée qui facilitent ensuite les rapports. Au Royaume-Uni, par exemple, à peine 13 % des LETS pratiquent l'équivalence (heure contre heure). Le reste fonctionne selon le cycle M-A-M. L'organisme montréalais Troc-tes-Trucs (troctestrucs.qc.ca), lui, accorde les échanges de biens à l'aide d'un système simplifié de jetons: un vêtement en donne un, un livre trois, etc.
Dans ce cadre parallèle aussi, la monnaie remplit les trois fonctions traditionnelles d'une économie de marché: la circulation, la rémunération et le réservoir de valeur. Seulement, il n'y a pas de profit, pas d'accumulation et finalement aucune exploitation. Le don pur et simple (comme il se pratique sur donnons.org ou freecycle.org) se révèle encore plus radicalement contre la marchandisation.
Internet facilite les échanges de toutes natures. Sur montreal.kijiji.ca, il y a plus de 1300 lots (sur 175 000) à échanger. Sur lespac.com, parmi les quelque 400 propositions de troc, on trouve une pelle mécanique Carterpillar d'une valeur de 15 000 $, une terre à bois de la région de Drummondville et un cheval (un quarter horse) de 10 ans. Ma picouille contre ta minoune?
Question de principe
Même monnayé, le troc demeure-t-il fondamentalement anticapitaliste? Euh, à vrai dire, non.
«Le troc n'est pas toujours perçu comme une activité anticapitaliste par ceux-là mêmes qui le pratiquent, dit Margie Mendell, économiste et professeure de l'université Concordia, spécialiste de l'économie sociale. Ce n'est pas toujours présenté comme une façon de transformer radicalement la société. Dans certaines situations, comme en Argentine il y a quelques années, un cas que j'ai analysé sur place, c'est carrément une mécanique de survie. D'ailleurs, là, le troc est apparu et disparu aussi vite, dès que les gens ont pu reprendre les échanges ordinaires. Ce troc n'évitait pas non plus la corruption.»
Du même coup, la professeure ajoute que la pratique s'inscrit assez souvent dans une large perspective idéologique contestataire, ne serait-ce que contre la logique turboconsommatrice. «Les bases mêmes de cet échange dépendent d'une volonté ferme de vivre autrement, de poser de petits gestes, à petite échelle, dit Mme Mendell. Cette idée prend de l'ampleur avec la prise de conscience des crises qui affectent notre société, la crise d'une économie fondée sur la surconsommation, la crise environnementale.»
Troc-tes-Trucs attire deux genres de clients. D'un côté, des gens moins fortunés qui cherchent à économiser, ne serait-ce que pour se payer ensuite un peu de luxe, un cinéma ou un abonnement au câble, par exemple. De l'autre, des personnes «très conscientisées» qui troquent précisément pour ne pas acheter davantage. «C'est mon cas, explique Maude Léonard, cofondatrice de l'organisme avec Véronique Castonguay. Beaucoup de mes vêtements proviennent du troc maintenant.»
Ce club d'échange est né d'un concours d'idées lancé en 2005 par l'Institut du Nouveau Monde et la défunte émission de Radio-Canada Indicatif présent. «Chaque fois, avant l'échange comme tel, nous organisons des ateliers de formation sur divers sujets, la consommation responsable, par exemple, ou l'influence de la publicité dans nos vies, explique encore Mme Léonard. C'est un projet citoyen. Nous avons mis en place une façon de conscientiser les participants à nos activités de troc.»
Doctorante en psychologie communautaire, elle souhaite maintenant étendre sa bonne idée au réseau scolaire secondaire de Montréal: ton jeu vidéo contre mes patins; mon livre d'Anne Robillard contre ton Monopoly, etc. Troc-tes-Trucs a reçu une petite subvention gouvernementale pour mettre en place les bases du système dès septembre prochain. «Nous souhaitons travailler dans le même esprit, explique Mme Léonard. Nous allons lier l'échange de trucs à des activités de formation sur l'environnement ou le commerce équitable par exemple.»
Petit troqueur deviendra grand. Et la mer monte pour une pierre qu'on y jette...
Commentaires
Je fais un travail spécialisé en radio-oncologie qui ne peut malheureusement pas se troquer contre une paire de chaussure ou une coupe de cheveux, et ce, pour deux raisons:(1) la division du travail est telle que le nombre requis de personnes pour traité un seul patient est très grand et (2)le coût des traitements est élevé et c'est pour cette raison qu'une assurance publique existe.
Monsieur le dentiste ne pait pas d'impôts sur le bien reçu contre son travail. Le patient "troqueur" ne paie pas de taxes sur le traitement reçu. Comment participent-ils alors au financement des routes, du système d'éducation, du système de santé, etc...
Stéphane Mercure
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Des monnaies locales pensées pour permettre une autonomie territoriale face à la mondialisation (contrepoids) et projet d'autonomie axé sur le «développement» local durable. Voir les Transitions Towns tel Totnes en Angleterre.
Et ce document à cet effet
http://www.lietaer.com/images/Livre_Blanc_Sur _la_crise_bancaire_syst_mique.pdf
Alain Vézina
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L'hyperinflation nous arrive d'ici un an, c'est donc le temps de mettre en place des SELs
Pour le Système d'échange local au Québec
http://www.selidaire.org/spip/article.php3?id _article=350
Sauvé stephane
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Il faudrait résolument revenir à des valeurs et des systèmes pour une société moins dépersonnalisée. Le troc est pas mal plus humanisant que de se promener avec un tas de portraits de la reine d'Angleterre collée sur les fesses... du moins pour les hommes.
Il y a aussi Gilles Bonafi qui propose "Une constitution pour l'économie" (article intéressant) sur:
http://www.mondialisation.ca/index.php?contex t=va&aid=13327
pierre girard
www.pierregirard.ca
par jeromet
le 2009-05-12 11:19:26
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