Éric Moreault
Le Soleil
Quel est le geste le plus significatif à poser, à domicile, pour aider l'environnement: laver à l'eau froide, manger moins de viande, chauffer moins la nuit ou recycler (la réponse à la fin du texte)? C'est l'un des 24 gestes préconisés par Défi climat, dont la deuxième présentation inclut la région de Québec dans sa lutte aux changements climatiques.
Dès qu'on parle de réduire les émissions personnelles de gaz à effet de serre (GES), on ne prêche souvent qu'aux convertis. «Il faut faire beaucoup de sensibilisation auprès du grand public, de façon différente. Les gens veulent agir, mais ne savent pas comment ou, quand ils le font, ne persévèrent pas», résume Véronique Jampierre, directrice générale du Fonds d'action québécois pour le développement durable.
D'où l'idée de s'adresser aux entreprises et institutions pour solliciter la participation de la population. On fait d'une pierre, deux coups: en relayant le message, les entreprises sont obligées de réfléchir sur leurs propres pratiques environnementales. Pour s'inscrire, elles doivent d'ailleurs compter sur un comité en environnement ou s'engager à en créer un.
L'an passé, les 130 entreprises impliquées ont permis à 25 000 individus de s'engager pour une réduction de 26 000 tonnes de GES, l'équivalent de retirer 6347 voitures de la route. En 2009, 228 partenaires comme la caisse Desjardins de Québec, le Château Bonne entente, le cégep de Sainte-Foy, Louis Garneau Sports ou la Ville de Québec sont déjà inscrits (la campagne se déroule jusqu'au 24 avril).
«On pense que c'est une formule gagnante. À très court terme, on veut étendre la campagne à toute la province et, pourquoi pas ensuite, à l'ensemble du pays, indique Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d'Équiterre. C'est aussi une façon de dire que nous sommes tous dans le même bateau : industries, gouvernements et individus ont la responsabilité d'agir. Avec le Défi climat, on passe à une autre étape et on met en marche la société verte à laquelle nous aspirons.»
Les gestes et les réductions de GES peuvent sembler minimes, mais il faut bien commencer quelque part, soulignait mardi, à la conférence de presse, le conseiller municipal Raymond Dion. Notamment «en arrêtant de vivre dans une société complètement axée sur l'auto», comme le faisait valoir Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil général de l'environnement de Québec.
Au-delà du fait que tout le monde doit faire sa part pour réduire la pollution, Défi climat permet une réflexion dans toutes les sphères publiques sur l'obligation pour le Québec d'opter pour un développement durable, «qui est un projet de société», croit Mme Jampierre.
Alors, quels gestes comptez-vous poser? Le plus vert, à domicile, constitue un véritable défi. Éliminer quatre repas de viande par semaine permet d'épargner 416 kg par an de CO2, mieux que diminuer le chauffage de 3 degrés C la nuit (190 kg/an); recycler (30 kg/an) et laver à l'eau froide (12 kg/an). Mais ce n'est rien comparé aux diminutions d'émissions de GES liées aux transports qui peuvent être deux à trois fois plus importante que couper sur la viande.
On peut s'inscrire sur une base individuelle au www.deficlimat.qc.ca.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualite s/environnement/200903/10/01-835144-defi-clim at-vaut-il-mieux-diminuer-la-viande-ou-le-cha uffage.php
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Une étude américaine lie la consommation de viande rouge à la maladie en général, et au cancer en particulier
Les recommandations établies en 2007 par le Fonds mondial de recherche contre le cancer restent la référence en matière de nutrition et de cancer. On estime qu'il faut limiter - et non exclure - la viande rouge (boeuf, porc, agneau, chevreau ainsi que la viande des plats préparés) à 500 grammes par semaine et éviter la charcuterie.