Y penser c'est pas assez

Faites le
Menu
Accueil
Derniers messages
Faites connaître ce blogue
Archives


Un blogue de :
jerome ladouceur
jerome ladouceur




Liens
Premier ministre Canada
Sénateurs et députés Canada
Premier ministre Québec (XML)
Députés Québec
Dabordsolidaires
Covoiturage (XML)
Actualités à la pige (XML)
philo91
Verificateur General Can.
Verificateur General Que.
The Hunger Site
La ligue des droits et libertés
Simplicité Volontaire
Duceppe Bloc Québécois (XML)
Énergie et développement durable
Coalition Echec a la Guerre
Passons à l'action
Index gouv fed-prov-partis sur le web

Catégories
action
Adresses de nos politiques-pétition
Becancour
Bouclier antimissile
DEMOCRATIE
Desmarais
Developpement durable
EAU
Energie
Eolien
Ils l\'ont fait
MONDIALISATION
OGM
Polution -- Kyoto
REFERENCE
Réingénierie



Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com

Publié le vendredi 20 mars 2009

Vendredi 20 mars 2009

Economie :probleme et solution YP

La crise économique tire sa source principale de la croyance infantile des décideurs politiques américains selon laquelle une économie peut se baser sur l’expansion de la dette. Tandis que la délocalisation a fait partir du pays des emplois, des revenus et du PIB, la dette s’est gonflée pour remplacer le revenu perdu. Lorsque les biens et les services délocalisés sont revenus pour être vendus aux Américains, le déficit commercial est monté, ajoutant un nouveau palier de financement à une économie qui consomme plus qu’elle ne produit.

La croissance de la dette est plus rapide que la croissance de la production réelle. Pourtant, la solution proposée par l’équipe économique d’Obama consiste à accroître la dette encore plus. Ceci n’est pas surprenant puisque l’équipe d’Obama est constituée exactement des mêmes qui ont amené la crise de la dette. A présent, ils vont l’aggraver.

Les perspectives économiques de l’Amérique sont sombres, tout comme le sont les perspectives sur le dollar en tant que monnaie de réserve. Un déficit budgétaire annuel de plusieurs trillions de dollars rend encore plus sombre la perspective sur le dollar.

La solution probable que le gouvernement fédéral adoptera pour régler le problème de la dette sera de la monétiser, c’est-à-dire que pour financer son déficit, le gouvernement fera tourner la planche à billets. La dette, alors, se dégonflera. Mais pour les Américains au chômage ou dont le revenu ne suis pas l’inflation, la vie sera très dure.

La vie est déjà très dure pour les Américains qui vivent sur leurs économies de retraite. L’effondrement boursier a divisé par deux non seulement leur richesse, mais également leurs autres actifs qui ne produisent aucun revenu. Les taux d’intérêts sont si bas que les instruments de financement de la dette ne produisent aucun revenu. Et les revenus boursiers sont maigres. Les retraités vivent en consommant leur capital.

La politique économique de l’Amérique, faibles taux d’intérêt et expansion de la dette, est de mauvaise augure pour tous ceux qui vivent sur leurs économies. Leurs perspectives d’avenir seront encore pire, lorsqu’une inflation élevée détruira la valeur de leurs économies et, en particulier, s’ils détiennent des liquidités ou des instruments de dette, y compris les Bons du Trésor « sûrs ».

Un gouvernement qui aurait de la compassion s’occuperait de la crise de la manière suivante :

Les milliards de dollars en CDS (les credit default swaps, « échanges de défauts de remboursement » - les instruments de financement des défauts de remboursement des cartes de crédit et des autres crédits à la consommation) devraient être invalidés et annulés. Ces « échanges » ne sont que des paris sur la faillite des instruments financiers et des sociétés ; et le gros des paris a été fait par des gens et des institutions qui ne détiennent pas les instruments financiers ou les actions des sociétés. L’idéologie selon laquelle les marchés financiers s’autorégulaient a déchaîné les paris illégaux. Il n’y a absolument aucune raison que les contribuables renflouent les parieurs.

L’argent des subventions, au lieu de le donner à des institutions financières privilégiées pour financer leur acquisition d’autres institutions, devrait servir à re-financer les crédits hypothécaires défaillants. Ceci ralentirait, voire arrêterait, le nombre croissant de propriétaires défaillants, qui pousse les prix des logements vers le bas.

La règle mark-to-market [ou « valeur de marché » : principe consistant à réévaluer les positions ouvertes avec les prix du marché] devrait être suspendue jusqu’à ce que les valeurs réelles des propriétés et des instruments en difficultés puissent être déterminées. La suspension de cette règle empêcherait la faillite d’institutions saines et réduirait les besoins en subventions.

Les taux d’intérêt doivent être augmentés afin d’encourager l’épargne apporter des revenus aux retraités.

Pour préserver le statut du dollar en tant que monnaie de réserve, une politique crédible de réduction, à la fois du budget et des déficits commerciaux, doit être annoncée. A court terme, le déficit budgétaire peut être réduit de 500 millions de dollars en se retirant d’Irak et d’Afghanistan et en réduisant un budget de défense pléthorique qui représente l’objectif à présent inaccessible de l’hégémonie mondiale étasunienne.

Le déficit commercial peut être réduit de manière significative en ramenant les emplois délocalisés vers l’Amérique. Une façon de le faire est de taxer les entreprises en fonction de la valeur ajoutée à leur production à l’intérieur des Etats-Unis. Les entreprises qui produisent à l’étranger pour les marchés américains se verraient imposer lourdement ; ceux qui produisent localement bénéficieraient de taux réduits.

http://questionscritiques.free.fr/edito/CP/Paul_Craig_Roberts/deuxieme_crise_immobiliere_etats-unis_220109.htm


par jeromet le 2009-03-20 11:12:15
Permalien | | action

1 Commentaire :

Commentaire écrit le vendredi 20 mars 2009 à 11:33:08 (lien)
le Chat
Les papiers toxiques sont tellement répandus dans tellement de compagnies et de fonds de placement que de les annuler pousserait une majorité à la faillite d'un seul coup.
Présentement, les faillites se feront sur une période étalée, ce qui pourrait éviter les crises civiles graves.
Le fait de rapatrier les emplois "d'ailleurs" poussserait les pays délestées à la misère encore plus grande, nous rattrappant par la bande.
Le protectionnisme est voué à l'échec.

Le problème est que l'Occident vit au-dessus de ses moyens depuis 50 ans en surconsommant....
Va falloir beaucoup de courage aux dirigeants pour paver la nouvelle avenue que l'Occident devra emprunter en laissant beaucoup d'illusions derrière.


Ajouter un commentaire