Le cabinet de consultant McKinsey a listé les 200 mesures à prendre et tenté de les classer en fonction de leur coût et de l'impact potentiel pour limiter le réchauffement à deux degrés d'ici à 2030. Un tiers des mesures ont un coût négatif.
A l'heure où les politiques du monde entier s'interrogent sur les mesures à prendre dans le cadre des plans de relance, McKinsey propose une liste de mesures, classées des moins chères aux plus chères, avec une estimation de l'impact en termes de réduction d'émissions de CO2. Le cabinet de consultant a listé 200 actions à mettre en oeuvre d'ici à 2030 dans 10 secteurs économiques et 21 régions du monde, du remplacement des lampes à l'isolation des logements, du changement des modes de culture jusqu'au stockage du carbone.
Au total, la mise en oeuvre des politiques est estimée entre 200 et 350 milliards d'euros par an à l'horizon 2030, soit 0,4 % du PIB mondial. Le tout avec un baril de pétrole ne dépassant pas 60 dollars.
La hauteur de chaque barre illustre le coût moyen par tonne de CO2 équivalent carbone évitée d'ici à 2030. En supposant que les politiques citées soient adoptées dans l'ordre et sans tarder, elles devraient coûter en moyenne 4 euros par tonne de CO2 évitée.La largeur de chaque barre représente le potentiel de réduction de CO2
Mais le plus surprenant est de constater qu'un bon tiers d'entre-elles ont un coût négatif. Les économies d'énergie qu'elles rapportent tout au long de leur vie représentent une valeur plus importante que l'investissement initial.
Mais si on attend dix ans avant de changer réellement de politique, le potentiel de baisse des émissions permis par les technologies actuellement connues passe de 38 à 22 gigatonnes de CO2.
La deuxième originalité de cette étude, soutenue par des ONG (WWF et la britannique Climate Trust) et des entreprises (Shell, Enel, Holcim, Volvo), est de faire émerger le potentiel des mesures agricoles (restauration des zones humides, planter sans labourer, lutte contre la déforestation, replanter de nouvelles forêts) qui pèsent environ un tiers de l'ensemble, avec la mise en place de l'efficacité énergétique et la fourniture d'énergie non carbonée. Mais, pour cela, il faut changer les pratiques de travail de centaines de millions de paysans, notamment dans les pays en développement, ce qui suppose de mettre en place de nouvelles politiques de rémunération de leur travail.
http://www.lesechos.fr/info/energie/300325059 -changement-climatique---les-solutions-econom iques-de-mckinsey.htm
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