Pour contrer le refus des libéraux de mener au Québec la commission parlementaire itinérante sur l'indépendance énergétique qu'il réclame, le Parti québécois invite la population à signer une pétition en ligne pour faire pression sur le gouvernement de Jean Charest.
La chef du parti souverainiste, Pauline Marois, a affirmé hier midi, à Montréal, avoir bon espoir que le gouvernement, à défaut d'écouter le point de vue des députés péquistes, soit sensible aux demandes de la population québécoise et qu'il agisse dans le dossier. «Il faut signer une pétition demandant la tenue d'une commission parlementaire itinérante, car celle-ci permettrait d'évaluer ce que nous devons faire pour changer nos modes de consommation, mais aussi faire en sorte que nos investissements soient de plus en plus importants dans tous les moyens qui vont nous permettre de développer des énergies vertes», a lancé la chef péquiste.
Mme Marois se trouvait au stand du Parti québécois (PQ) du Salon national de l'environnement, qui se tenait cette fin de semaine dans le Vieux-Port de Montréal.
Les citoyens sont donc invités à signer d'ici l'automne la pétition mise en ligne par le parti vendredi, à l'adresse www.independanceenergetique.org, mais aussi à y suggérer des solutions qui permettront au gouvernement d'établir un plan d'action concret. Le PQ aurait déjà recueilli plusieurs centaines de signatures, selon son porte-parole en matière de développement durable et d'environnement, l'ex-chef du Parti vert du Québec Scott MacKay.
Citant l'exemple de la pétition en ligne «Un enfant, une place», pour la création de places en Centre de la petite enfance (CPE), M. MacKay a expliqué que les quelque 2000 commentaires déposés sur le site Internet avaient beaucoup servi au porte-parole du parti en la matière ainsi qu'à sa chef pour leurs interventions à l'Assemblée nationale.
Les membres libéraux de la commission de l'économie et du travail s'étaient prononcés, la semaine dernière, contre la proposition du porte-parole du PQ en matière d'énergie, Sylvain Gaudreault, qui demandait qu'elle mène une commission itinérante sur l'indépendance énergétique du Québec.
Les péquistes renvoient maintenant «la balle dans le camp de la société civile», dans l'espoir que le gouvernement accepte de tenir une commission itinérante dans les prochains mois.