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Publié le lundi 4 août 2008

Lundi 4 août 2008

Évaluer les conséquences écologiques YP

Éric Darier a pris la relève de Steven Guilbeault

Depuis cinquante ans, notre modèle de consommation se centre sur le réflexe d'aller au centre d'achat ou de prendre sa voiture quand on cherche quelque chose à faire. Cette situation n'est pas venue toute seule: elle a été construite, nous avons été conditionnés à ce réflexe.»

La société moderne a développé des mécanismes de production très efficaces. Basé sur une croissance perpétuelle, ce modèle économique pousse les gens vers la consommation et donne à celle-ci un sens affectif et émotif.

Beck pose en effet que le modèle de la croissance économique ne prend pas en compte les limites des ressources dont il prône l'exploitation. Il possède par contre un dynamisme propre dont la mouvance écologiste pourrait tirer profit.

«La question est donc de savoir si ce dynamisme peut transformer le modèle de façon à ce qu'il soit plus durable. Sans faire du "catastrophisme", l'enjeu est la survie de l'espèce humaine.»

 Consommer et manger "local" a certes un impact et les individus doivent agir sur leur environnement immédiat. Mais la structure de production doit aussi être modifiée. C'est bien plus compliqué que de faire du recyclage ou d'interdire le phosphate dans les détergents de lave-vaisselle. Nous le remarquons au niveau des médias qui répètent souvent: "Il faut plus que faire du recyclage, il faut planter des arbres le long des rives, etc."  Mais il faut aussi trouver des solutions collectives. Même si, souvent, on n'aime pas les gouvernements, les partis, les entreprises, il faut opérer ce virage au sein de ces partis et de ces entreprises.»

Pour les institutions, il faudrait développer un réflexe vert. Les entreprises et les gouvernements devraient évaluer les conséquences écologiques de tout nouveau projet. Ils le font pour les coûts financiers. Alors, tout budget devrait être accompagné d'une analyse des impacts écologiques.

«La plupart des gens, plus particulièrement les politiciens et les gestionnaires, connaissent très bien tous les enjeux écologiques, ce n'est donc pas le manque d'information qui pose problème. Il appartient maintenant aux citoyens d'exiger des changements de structure et ainsi reprendre le contrôle de l'ordre du jour politique!»

http://www.ledevoir.com/2008/07/21/198618.html


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par jeromet le 2008-08-04 10:17:21
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