Mercredi 12 janvier 2005
Réveillez Ottawa sur l'eau des grands Lacs YP
L'eau des Grands Lacs détournée ?
Presse Canadienne
Montréal
Certains États du Midwest américain aux prises avec une pénurie d'eau sont soupçonnés par le Canada de vouloir détourner l'eau des Grands Lacs sans son consentement.
C'est ce que craint le ministre canadien de l'Environnement, Stéphane Dion, alors que son gouvernement a sonné l'alarme, hier, au Conseil des gouverneurs des Grands Lacs, un organisme canado-américain qui renégocie la gestion de cette immense réserve d'eau.
Si la seule ville de Chicago décidait d'ouvrir tous ses canaux sur le bord du Lac Michigan, le niveau des Grands Lacs baisserait de 15 centimètres, selon des analystes ontariens. L'accès aux prises d'eau potable de Montréal et aux ports de Montréal et de Québec, en outre, serait alors en jeu.
Le Canada, l'Ontario et le Québec interdisent par des lois le détournement et l'exportation d'eau mais certains États américains gardent la porte ouverte à la déviation des Grands Lacs. En 1909, un traité interdisait toute déviation affectant le niveau des Grands Lacs sans l'approbation des deux pays.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/article/article_complet.php?path=/actualites/article/12/1,63,0,012005,887450.php
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"LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL INSISTE POUR QUE L'EAU DU BASSIN DES GRANDS LACS ET DU SAINT-LAURENT SOIT VIGOUREUSEMENT PROTÉGÉE"
OTTAWA, le 11 janvier 2005 - Le gouvernement du Canada a présenté au Conseil des gouverneurs des Grands Lacs, qui comprend aussi l'Ontario et le Québec, une soumission invitant les états et les provinces des Grands Lacs à accorder, à l'eau du bassin des Grands Lacs et du Saint-Laurent, le même niveau de protection qu'offrent déjà le Canada, l'Ontario et le Québec. Cette soumission se veut une réponse à la proposition d'Annexe à la Charte des Grands Lacs actuellement en cours de négociation par les états et les provinces des Grands Lacs. Les lois fédérales canadiennes interdisent les transferts de grandes quantités d'eau frontalière hors du bassin, une interdiction que le gouvernement du Canada est déterminé à maintenir.
«Le gouvernement du Canada est déterminé à protéger l'intégrité du bassin des Grands Lacs et donc, à garder l'interdiction en place » a déclaré le ministre de l'Environnement du Canada, M. Stéphane Dion. « Nous accueillons positivement les efforts déployés par les états et les provinces en vue d'élaborer une meilleure gestion des eaux des Grands Lacs et du Saint-Laurent. Toutefois, après avoir étudié les ébauches d'entente, consulté nos partenaires provinciaux et écouté les préoccupations des Canadiens et des Canadiennes, nous croyons que ces propositions d'entente ne fournissent pas un niveau de protection suffisant pour des eaux si importantes, et qu'elles doivent donc être renforcées»,
Ces ébauches d'ententes de mise en ouvre proposent des procédures administratives précises pour gérer les nouvelles demandes de détournement, de prélèvement et de consommation de l'eau des Grands Lacs. Le gouvernement du Canada a présenté sa soumission après avoir analysé les ébauches d'entente.
« En gros, la soumission du gouvernement du Canada confirme que les obligations découlant de la Loi du Traité des eaux limitrophes internationales de 1909 et de l'Accord de 1972 relatif à la qualité de l'eau dans les Grands Lacs ne sont pas touchées par les propositions d'entente », a déclaré M. Pierre Pettigrew, ministre des Affaires étrangères du Canada. « Elle souligne aussi l'importance continue et centrale de la Commission mixte internationale, l'organisme binational responsable de la prévention et de la résolution des disputes concernant surtout la quantité et la qualité des eaux le long de la frontière canado-américaine. »
La soumission met clairement en évidence qu'une perspective écosystémique doit éclairer la gestion du bassin des Grands Lacs et du Saint-Laurent, et que les décisions doivent être prises en fonction de données scientifiques solides, selon une gestion durable, et en suivant une démarche basée sur la prudence et la participation continue de la population. Elle reconnaît également que les propositions d'entente comprennent des éléments positifs qui amélioreraient la gestion de l'eau dans le bassin, comme l'exigence de données de meilleure qualité sur les prélèvements et usages de consommation actuels et nouveaux de cette eau.
« Dans le contexte des changements climatiques et face à l'incertitude scientifique, c'est la prudence qui doit éclairer les décisions que nous allons prendre concernant cette ressource cruciale et irremplaçable », a déclaré le ministre Dion, pour souligner le fait qu'en matière de gestion de l'eau douce, une approche prudente s'impose.
http://www.ec.gc.ca/media_f.htm
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Today and tomorrow, the Great Lakes Governors, Ontario and Quebec are holding negotiations on the Annex 2001 in Chicago. In allowing these negotiations to continue, the federal government has refused to assert its jurisdiction to protect the Lakes.
The Council of Canadians is asking citizens to phone, fax, or email the federal government to express their concerns and to demand action to stop the Great Lakes Annex.
Feds need to enforce, not just promote, Great Lakes water protection
OTTAWA - The Council of Canadians asserts that actions, not words, are needed from the federal government to protect the Great Lakes from imminent diversion threats and affirm Canada's jurisdiction over these shared waters.
Today, the federal government released a statement that does nothing but reaffirm its position as an outsider in the negotiation of the protection of the Great Lakes. Moreover, the government's statement is significantly weaker than when it first expressed opposition to the Annex in 2001.
"International waters are a federal responsibility," says Sara Ehrhardt, National Water Campaigner for the Council of Canadians. "But our government has done nothing concrete to prevent what may be the greatest threat facing the Great Lakes."
While the federal government's statement "encouraged" that the Annex ban water diversions on both sides of the border, it made no commitment to stop the Annex from endangering the Great Lakes. Although Canada has essentially banned water diversions, there is nothing in place to prevent the US from diverting water without limit under the Annex agreement.
"Already, Waukeshaw, Wisconsin is trying to use the Annex process to divert water from the Great Lakes Basin," says Ehrhardt. "If this happens, the floodgates will be opened, and neither Canadian provinces nor the federal government can stop the US diversions."
"Our federal government has to take action to make sure that water diversions are stopped on both sides of the border."
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The Council of Canadians
700-170 Laurier Avenue West, Ottawa, ON K1P 5V5.
Tel: (613) 233-2773; Toll-free: 1-800-387-7177
Fax: (613) 233-6776
inquiries@canadians.org
www.canadians.org
LETTRE
Le gouvernement fédéral doit impérativement affirmer sa juridiction sur les eaux partagées des Grand Lacs et stopper les négociations présentes des provinces et Etats sur l'annexe 2001 qui se tiennent à Chicago.
gille duceppe
mailto:Duceppe.G@parl.gc.ca
luc thériault ref democ
mailto:luctheriault@assnat.qc.ca
Belinda Stronach
mailto:Stronach.B@parl.gc.ca
Paul Martin
mailto:pm@pm.gc.ca
Pierre Paquette
mailto:Paquette.P@parl.gc.ca
Stephane Dion
mailto:Dion.S@parl.gc.ca
par jeromet
le 2005-01-12 17:05:47
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