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Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com

Publi le vendredi 05 novembre 2004

Vendredi 05 novembre 2004

5 Nov Ils l'ont fait

DES CANADIENS DÉNONCENT LES MEURTRES DE FEMMES À CIUDAD JUAREZ

Des caravanes transportant une soixantaine de militants partis du Canada et des États-Unis sont arrivées dimanche à Ciudad Juarez, à la frontière mexico-américaine, pour exiger des autorités du Mexique qu'elles trouvent les responsables de centaines de meurtres de femmes commis dans cette ville depuis 1993. Les caravanes à bord desquelles se trouvaient des activistes venus de Toronto, Seattle, Boston, Minneapolis et Laramie ont traversé 56 villes, s'arrêtant devant les églises, universités et organisations locales, accompagnées par des mères de victimes qui ont exposé leur situation et leur combat avec la justice.  Des dizaines de responsables d'organisations internationales et de pays étrangers se sont déjà rendus à Ciudad Juarez pour inciter les autorités mexicaines à trouver les coupables mais la justice ne semble pas près d'y arriver et les familles se plaignent d'un manque de volonté aggravé par la corruption et l'incompétence de la policeRCI

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SCANDALE DES COMMANDITES: LES PROCÈS DÉBUTERONT EN MAI

Le procès de trois accusés de fraude dans le scandale des commandites, Charles Guité, Jean Brault et Paul Coffin, ne pourra commencer avant le 2 mai 2005.Charles Guité était le principal fonctionnaire chargé de la gestion du programme des commandites. Jean Brault était le dirigeant de Groupaction, l'une des agences de publicité accusées d'avoir facturé le gouvernement fédéral pour des travaux qui n'avaient pas été accomplis. Quant à Paul Coffin, il était le président de Communication Coffin, une autre agence de publicité présumément impliquée dans ce même scandale.RCI
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Document d’orientation sur la stratégie d’Attac-France pour 2005

Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens

http://france.attac.org/a3654
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PLAINTE CONTRE GEORGE BUSH AU CHILI

La justice chilienne a désigné un juge pour évaluer une plainte pour crimes contre l'Humanité déposée en octobre par des groupes de gauche et d'extrême-gauche contre le président américain George Bush. Ces organisations veulent que le président américain soit arrêté lors de sa venue au Chili à l'occasion du sommet de l'APEC, ce mois-ci. Le Parti Communiste, le Parti Humaniste, la gauche chrétienne et le Mouvement de la gauche Révolutionnaire l'accusent de délits de torture et de crimes de guerre après l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis en mars 2003. La plainte vise également le vice-président américain, Dick Cheney, et le Secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld. RCI
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Les ministres de l'Environnement veulent réduire les émissions de mercure
Presse Canadienne | Le 2 novembre 2004 - 20:42

Les ministres de l'Environnement du pays prendront des mesures pour réduire substantiellement les émissions de mercure produites par les centrales d'énergie. Le mercure est une toxine qui s'accumule dans les poissons et les animaux sauvages et menace la santé de certains groupes d'autochtones.

Réunis mardi, les ministres ont affirmé qu'ils réduiront les émissions des centrales thermiques alimentées au charbon _ la plus grande source d'émissions de mercure _ de 60 à 90 pour cent. L'Ontario, où le plongeon huard est menacé par le mercure, serait le fer de lance de cette initiative.

Pour y parvenir, il faudra investir des sommes considérables dans de nouvelles technologies permettant d'éliminer le mercure des fumées que crachent les cheminées industrielles, ou alors fermer des centrales.

"Je suis très heureuse que nous ayions atteint un consensus, à cette table, sur le fait que le mercure constitue un problème", a commenté la ministre ontarienne de l'Environnement, Leona Dombrowsky. Elle a réitéré la promesse de son gouvernement de fermer toutes ses centrales au charbon d'ici 2007.

Toutes les provinces, de même que les territoires, ont des problèmes avec la contamination par le mercure. Des mises en garde ont été formulées pour aviser les gens de limiter leur consommation de poissons provenant de milliers de lacs à travers le pays.

Anna Tilman, une écologiste de Toronto, a accueilli l'engagement des ministres avec scepticisme. Selon elle, certaines provinces ne disposent même pas de données fiables sur leurs émissions polluantes, et à plus forte raison, de plans concrets pour les réduire.

Le Canada a demandé aux Etats-Unis de diminuer la pollution au mercure provenant de ses centrales au charbon, dont une partie est poussée par le vent au-dessus du Canada. Ottawa fait également pression pour que des mesures internationales soient prises contre le mercure, par l'intermédiaire des Nations unies.

Les craintes que suscite le mercure dans les milieux scientifiques s'accentuent à mesure que l'on découvre de nouvelles preuves des dommages qu'il peut engendrer chez les populations qui dépendent du poisson pour leur alimentation. "L'exposition humaine au mercure _ principalement en mangeant du poisson contaminé _ peut entraîner des lésions neurologiques et des problèmes de développement, particulièrement dans le cas du système nerveux des foetus et des adultes", signalait le ministère fédéral de l'Environnement.

Le ministère souligne que dans certaines régions, des Inuits montrent des taux de mercure sanguin bien au-dessus de la limite canadienne "acceptable" de 20 microgrammes par kilo de poids corporel.
http://www.matin.qc.ca/canada.php?article=20041102204035
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LE GOUVERNEMENT DU CANADA DÉPOSE UN PROJECT DE LOI POUR  PROTÉGER NOS MILIEUX MARINS CONTRE LES POLLUEURS"

Il vise à rendre plus efficace l'exécution de ces lois en cas de pollution des océans.  Les modifications apportées corrigeront les failles exposées par les cas récemment soumis aux tribunaux et indiqueront sans équivoque que les rejets de déchets d'hydrocarbures dans les eaux canadiennes sont inacceptables.  Le projet de loi prévoit de plus fortes amendes pouvant aller jusqu'à un million de dollars et confère des pouvoirs additionnels aux agents chargés de l'application de la loi afin qu'ils puissent réacheminer et immobiliser les navires soupçonnés d'avoir pollué l'eau de nos océans.  Chaque année, en moyenne, les déversements d'eaux de cale huileuses par des navires passant au large du littoral atlantique du Canada causent la mort de 300 000 oiseaux marins.

« Les côtes et les eaux canadiennes abritent de nombreux oiseaux marins et nous sommes déterminés à mieux les protéger. C'est pourquoi nous renforçons notre législation environnementale », a déclaré le ministre Dion.


Oiseaux mazoutés en mer http://www.atl.ec.gc.ca/boas/index_f.html

http://www.ec.gc.ca/media_f.htm
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Un prix en environnement pour la métropole
 
 
 Le complexe environnemental Saint-Michel vaut à la Ville de Montréal de remporter la palme d'or dans une compétition internationale où 48 villes ont soumis leurs candidatures.
 
Le complexe Saint-Michel, érigé sur le site de l'ancien dépotoir Miron, a aussi reçu le prix spécial du jury, toutes catégories confondues. Les prix internationaux pour les communautés viables soulignent et encouragent les projets de réhabilitation environnementale et de développement durable. La transformation d'un ancien dépotoir en parc urbain a été qualifiée de projet unique et de modèle à suivre.

Le complexe environnemental Saint-Michel comprend un centre de récupération de matières recyclables, un site de compostage de résidus verts, un site d'enfouissement et une centrale électrique alimentée par la récupération des biogaz. On y trouve également le Centre d'expertise sur les matières résiduelles, une vitrine technologique où sont mises en démonstration six technologies québécoises novatrices liées à la gestion des matières résiduelles.

http://radio-canada.ca/regions/Montreal/nouvelles/200411/02/005-PRIXCOMPLEXESTMICHEL.shtml

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RENFORCEMENT DE LA GESTION ENVIRONNEMENTALE AU CANADA"

OTTAWA, le 3 novembre 2004 - Les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux de l'Environnement ont convenu aujourd'hui de travailler à l'élaboration d'un cadre pour un environnement durable au Canada

 Nous nous dirigeons vers une modification fondamentale de notre démarche pour la gestion de l'environnement, ce qui permettra de placer le développement durable à la base de nos décisions », a déclaré l'honorable Stéphane Dion, président du Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME) et ministre fédéral de l'Environnement

Les ministres ont réitéré leur engagement à élaborer, d'ici 2005, des normes pancanadiennes afin de réduire considérablement les émissions de mercure produites par les centrales électriques au charbon. Ils ont également examiné des solutions possibles pour réduire les émissions produites par les appareils de chauffage au bois, qui rejettent divers polluants et sont une des principales sources de smog hivernal dans certaines municipalités. 

Par ailleurs, le CCME a reçu et rendu public un rapport provisoire concernant l'application des SP relatifs aux dioxines et aux furannes et la mise en oeuvre du SP pour les hydrocarbures dans le sol. Les ministres ont également reçu un rapport sur l'élaboration d'une stratégie nationale pour les effluents d'eaux usées municipales qui sera achevée en 2006.
 
Les ministres ont constaté avec satisfaction que des principes pancanadiens relatifs à l'intendance des produits électroniques avaient été élaborés et rendus publics depuis la réunion du CCME à Victoria en 2003. Ces principes seront utilisés pour aider et soutenir les gouvernements dans l'élaboration de programmes de gestion des déchets électroniques

Les fiches d'information suivantes sont disponibles :

· Rapport d'étape provisoire sur les dioxines et les furannes

· Principes pancanadiens relatifs à l'intendance des produits électroniques

· Examen législatif de la LCPE 1999

Pour plus d'information, veuillez communiquer avec :
Carl Hrenchuk
Directeur exécutif
CCME
(204) 948-2172

 http://www.ec.gc.ca/media_f.htm
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INTERNET

US duo in first spam conviction
Spam messages are estimated to account for at least 60% of all e-mails sent.
http://news.bbc.co.uk/1/hi/technology/3981099.stm

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Jean Charest prononce une allocution à la Conférence annuelle du Conseil des biotechnologies du Massachusetts, à laquelle assistent plus de 600 dirigeants de l'industrie américaine des biotechnologies. En termes d'importance, l'industrie québécoise des biotechnologies occupe le troisième rang en Amérique du Nord, après le Massachusetts et la Californie.
RCI
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Canadian Tire plaide coupable d'avoir importé une subtance appauvrissant la couche d'ozone
http://www.ec.gc.ca/press/2004/041104-2_n_f.htm

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Le procès de Monsanto pour "publicité mensongère" reporté à juin 2005

LYON (AFP - 18:07) - Le tribunal correctionnel de Lyon a reporté jeudi au 3 juin 2005 l'audience concernant le géant américain de l'agrochimie Monsanto, poursuivi pour "publicité mensongère" pour un désherbant présenté, à tort selon les plaignants, comme "écologique

Un ancien dirigeant de Monsanto France, dont le siège se trouve à Bron (Rhône), est également poursuivi par l'association environnementale Eaux et Rivières de Bretagne. L'assocation met en cause une campagne publicitaire "massive" qui a permis à la société de doubler entre 1997 et 2002 les ventes en France de Round-up, un produit mis sur le marché en 1975
http://www.lexpress.fr/info/infojour/infos.asp?id=041104193739.dbxrl7tj&rub=fra&pid=041104184039
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PPP

P alliatif: Définition- Qui pallie, qui remédie provisoirement, ne guérit qu'en apparence.

P uissamment: ...

P réjudiciable: Synonyme- Désavantageux, dommageable, mauvais, funeste, fatal, meurtrier, mortel, catastrophique, désastreux, malheureux, navrant, affligeant, nocif, calamiteux, néfaste, délétère, malin, dangereux, maléfique, nuisible, pernicieux.

Via M Pitou
http://www.mpitou.blogspot.com/


par jeromet le 2004-11-05 17:13:32
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Vendredi 05 novembre 2004

Une vie pour en sauver huit

L'arrivée d'infirmières-ressources dans le réseau marque une petite révolution dans le monde du don d'organes

Louise-Maude Rioux Soucy


L'âme qui s'envole avec la mort ne pèserait que 21 grammes, selon la croyance populaire. Laissé derrière comme une coquille vide, le corps vaut pourtant son pesant d'or. Il suffit d'un donneur pour que huit vies soient sauvées. Mais encore faut-il qu'il soit pris en charge à temps, ce que le Québec fait mal alors que la moitié des donneurs ne sont toujours pas identifiés correctement. L'arrivée discrète d'infirmières-ressources dans le réseau pourrait bien changer la donne.


Amorcée il y a six ans, l'intégration progressive d'infirmières-ressources ne se fait toutefois pas sans heurts puisqu'elle force les établissements à dépoussiérer leurs façons de faire. Au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), l'arrivée de l'infirmière-ressource Lucie Goulet a eu des airs de véritable révolution. «J'étais très sceptique au début», se souvient le Dr Mark Angle, directeur de l'Unité de soins intensifs à l'Institut neurologique du CUSM. «Mais elle nous a rapidement montré à quel point nous étions brusques dans un processus qui commande au contraire la plus grande humanité.»


Période éprouvante

Le don d'organes est en effet une période très éprouvante pour les proches, qui doivent composer avec des délais extrêmement serrés. Moins de 12 heures doivent s'écouler entre le constat de mort cérébrale et le prélèvement des organes, des heures angoissantes pendant lesquelles une quantité effroyable de questions se succèdent qui, sans l'infirmière-ressource, restent encore trop souvent lettre morte, explique Mme Goulet, qui voit son rôle comme un «pont» entre la famille et le personnel hospitalier.

Au CUSM, Lucie Goulet est d'ailleurs rapidement devenue un maillon incontournable dans la chaîne complexe du don d'organes. Ailleurs, toutefois, il arrive encore que l'infirmière-ressource ait à défendre son rôle dans l'hôpital. «Ça, c'est quand il y en a une», précise Raffaele Forcione, coordonnateur à Québec-Transplant, qui note que les établissements ne sont pas tous égaux à cet égard.


Pour Jeannine Carpentier et Michel Dupont, l'infirmière-ressource a pourtant été un véritable phare quand leur fils Mathieu, sept ans, a subi un traumatisme crânien fatal en 2002. Si la décision de donner les organes de Mathieu allait de soi pour Michel, qui avait lui-même signé sa carte de don d'organes, Jeannine, elle, s'y est longtemps refusée. «Comme mère, je voulais garder mon fils intact et j'avais peur qu'on le laisse seul. On m'a patiemment expliqué le fonctionnement du prélèvement et en quoi consistait la mort cérébrale. J'ai pensé aux autres familles et l'idée a fait son chemin», raconte-t-elle.


Avant le prélèvement, l'infirmière est elle-même intervenue en faveur du couple pour qu'il puisse faire ses adieux à son fils. Aujourd'hui, Mme Carpentier et M. Dupont sont en paix avec leur décision. «Mathieu a sauvé cinq vies, dont celle d'une petite fille qui a reçu son coeur et ses poumons. Il vit encore à travers toutes ces vies-là», croit Mme Carpentier, qui a accepté de témoigner dans l'espoir que le don d'organes devienne un geste «naturel».


Loin du compte

Au Canada, on est pourtant bien loin du compte avec seulement 15 donneurs sur un million d'habitants, une proportion gênante pour un pays occidental alors que certains pays dépassent les 30 donneurs par million. Concrètement, le Québec compte entre 100 et 150 donneurs par année. En 2003, 142 donneurs ont permis de réaliser 435 transplantations. C'est bien peu quand on sait que, cette année-là, 860 personnes ont attendu sur les listes d'attente et que 46 autres sont mortes avant d'avoir reçu l'appel tant attendu.

Une bonne part de cet échec vient du fait qu'on n'identifie les donneurs qu'une fois sur deux en moyenne. Pourtant, il y a moyen de faire mieux, comme l'a montré le Dr Pierre Marsolais, médecin aux soins intensifs de l'hôpital du Sacré-Coeur. «On a mis sur pied un programme d'identification des donneurs potentiels qui nous a permis de faire grimper ce taux de 50 % à presque 100 %», raconte celui qui s'est inspiré d'un système collaboratif américain dans lequel l'infirmière-ressource joue un rôle important.

Évidemment, tous ces donneurs potentiels n'en deviennent pas pour autant des donneurs, mais cela permet d'en augmenter sensiblement le bassin. «C'est avant tout un problème de culture et de discipline, croit le Dr Marsolais. C'est aussi un problème de biais. Des intervenants imaginent encore que leurs patients ne peuvent pas être des donneurs parce qu'ils sont trop vieux ou trop mal en point, ce qui est faux.»

En effet, on peut être donneur jusqu'à 90 ans, même si on est malade ou affaibli, et ainsi sauver jusqu'à huit vies et en améliorer quantité d'autres. Mais cette logique mathématique a peu d'effets sur les Québécois, qui refusent encore en masse de signer leur carte de dons. Voilà un autre défi que se propose de relever Québec-Transplant avec la publication, dans le Reader's Digest, d'un autocollant à apposer au dos de la carte d'assurance-maladie.


Comme une deuxième vie à la loterie

Pour qui patiente sur la liste d'attente, le don d'organes est un peu comme la loterie. Au Québec, en 2003, ils ont été près de 1000 à espérer décrocher le gros lot, en vain. Pour Sylvain Bédard, l'attente aura duré neuf mois, les mois les plus durs de sa vie. L'espoir est survenu un matin, sans crier gare.

Sylvain Bédard savait qu'il aurait besoin d'un nouveau coeur, lui qui, à 13 ans, avait vu sa soeur de 18 ans mourir d'une crise cardiaque. Repoussant l'échéance à coups de médicaments, il a finalement été acculé au pied du mur en 2000. Alité, Sylvain est alors incapable de manger ou même de parler. L'opération aura été un tel succès que le père de cinq enfants -- cinq garçons ! -- a même réussi à gravir le mont Blanc depuis, flanqué de son médecin traitant, le Dr Michel White.

Pour le Dr White, le cas de M. Bédard illustre parfaitement les miracles que permettent aujourd'hui les dons d'organes. «Cinq ans après la greffe, 85 % de tous nos patients fonctionnent normalement. Seuls 10 % conserveront des limitations légères et 5 % des limitations plus graves», explique-t-il. Mieux, le taux de survie a grimpé en flèche, atteignant des taux qui oscillent entre 65 % pour une greffe coeur-poumons et un impressionnant 98 % pour une greffe de rein, a démontré Québec-Transplant.

Un seul donneur peut sauver de nombreuses de vies et en améliorer plusieurs autres. En effet, le don d'organes comprend le coeur, le foie, le pancréas, l'estomac, les reins, les poumons et les intestins, mais aussi des tissus humains comme les os, la peau, les veines ou la cornée.

Pour Sylvain Bédard, la greffe a permis un sursis inespéré auquel la vitalité de ses cinq garçons, ses «coachs», donne chaque jour un sens. Accessoirement, la transplantation a aussi été l'occasion pour lui de prouver hors de tout doute que le jeu en vaut la chandelle. «Le mont Blanc était un rêve mais aussi un "power trip" pour prouver à certains crédules du milieu de la santé que le don d'organes n'est pas de la science-fiction, que ça marche», lance-t-il en guise de conclusion.

http://www.ledevoir.com/2004/11/04/67732.html

 


par jeromet le 2004-11-05 13:47:45
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