Vendredi 24 septembre 2004
Bouclier antimissile -- 24 sept mise à jour yp
Bouclier antimissile -- le Canada a encore le choix
La récente décision du gouvernement Canadien d'accepter que NORAD soit utilisé par le gouvernement américain pour détecter les lancements de missiles a suscité certaines réactions pour ne pas dire certaines craintes chez les opposants du bouclier antimissile. Pourtant, ils devraient plutôt être rassurés. Le gouvernement américain n'acceptera pas de développer un nouveau système de détection aérospatial. Et à lui seul, le gouvernement canadien ne pourra rien faire pour éviter l'arsenalisation de l'espace.
L'amendement au traité du NORAD garantit en quelque sorte la pérennité du NORAD. L'accord est clair : "Cette décision est indépendante de toute discussion sur une éventuelle coopération à la défense antimissile." Pendant des mois les défenseurs du bouclier antimissile ont tenté d'effrayer les élus et la population en affirmant que si notre pays refusait de participer, cela signifierait la fin de NORAD. La mort de NORAD nuirait à la coopération militaire entre les deux gouvernements, relation qui est avantageuse pour le Canada.
Les partisans du bouclier viennent de perdre un argument de taille. Il semble évident que la non-participation du Canada au projet aura peu ou pas d'impact sur les relations de défense. En acceptant que NORAD transmette l'information sur le lancement d'un missile au commandement américain, le Canada permet aux États-Unis d'utiliser un système élaboré de détection qui est déjà en place. Cela devrait être suffisant pour satisfaire le département de la défense américain.
De plus, rien n'empêche le gouvernement canadien d'aller un peu plus loin en améliorant ses capacités maritimes et en augmentant sa présence dans le Pacifique. C'est déjà nécessaire et il faudra renouveler une partie de la flotte d'ici quelques années. Les Américains savent que les navires canadiens feront leur travail s'ils détectent des navires suspects à proximité d'une plate-forme de lancement ou à quelque endroit dans le Pacifique. Une telle mesure renforcera la confiance des États-Unis à l'égard du Canada. Il faut convaincre le gouvernement libéral, les députés indécis et la population que le bouclier antimissile ne servira pas les intérêts du Canada. Il est temps de remettre en question cette "convergence". Pourquoi ? Premièrement elle ne sert plus les intérêts du Canada. La guerre en Irak, la politique de guerre préventives ou le bouclier antimissile ne peuvent que nuire aux intérêts canadiens suivants : stabilité mondiale, coopération commerciale et renforcement des institutions internationales.
Deuxièmement, ce sont les valeurs canadiennes qui sont remises en question. Le bouclier antimissile n'est qu'un élément de la vision de la sécurité du gouvernement américain. Lorsqu'on fait un lien entre le projet de bouclier, la politique de sécurité américaine et les changements législatifs survenus après le 11 septembre, on s'aperçoit vite de la différence. La vision américaine de la sécurité s éloigne rapidement de la vision canadienne. Tenter de suivre les Américains serait une grave erreur. Aucune décision ne devrait être prise avant les élections américaines. Mieux vaut rester sur place plutôt que de courir vers un cul-de-sac... ou plutôt un précipice.
Jean-François Rancourt,
Chaire de recherche du Canada en politiques étrangère et de défense canadiennes,
Université du Québec à Montréal
http://www.cyberpresse.ca/opinions/
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BILL GRAHAM SE PORTE À LA DÉFENSE DU BOUCLIER ANTI-MISSILE
Le ministre de la Défense à Ottawa souligne que le projet de bouclier anti-missile des Etats-Unis est important dans le contexte des relations canado-américaines. Mais Bill Graham se garde bien de dire si Ottawa participera ou non à cette initiative. Il rappelle que le Canada et les États-Unis sont tous deux, partenaires dans la défense de l'Amérique du Nord et qu'ils doivent le rester. Le ministre Graham a également rejeté les critiques selon lesquelles ce bouclier entrainerait la militarisation de l'espace, en affirmant que le système anti missiles est basé sur terre et possiblement sur mer mais pas dans l'espace. Washington tente d'obtenir l'adhésion d'Ottawa à ce projet et les députés des Communes canadiennes, pourraient participer à un débat à ce sujet cet automne.
http://www.rcinet.ca/Scripts/default.asp?l=fr
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À ceux qui affirment que le projet n'est pas adapté aux problèmes contemporains de lutte contre le terrorisme, il a rétorqué que des groupes terroristes pourraient mettre la main sur des missiles ballistiques. Il a aussi évoqué la nécessité de se défendre contre des « États voyous » qui pourraient faire leur apparition dans 10 ans.
http://radio-canada.ca/nouvelles/Politique/nouvelles/200409/23/004-graham-bouclier.shtml
par jeromet
le 2004-09-24 14:08:28
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