Y penser c'est pas assez

Faites le
Menu
Accueil
Derniers messages
Faites connaître ce blogue
Archives


Un blogue de :
jerome ladouceur
jerome ladouceur




Liens
FAX AUX ÉLUS (XML)
Premier ministre Canada
Sénateurs et députés Canada
Premier ministre Québec (XML)
Députés Québec
Taxation transactions financières et +
Dabordsolidaires
Covoiturage (XML)
Les Magasins du monde-OXFAM
Greenpeace
Actualités à la pige (XML)
philo91
Verificateur General Can.
Verificateur General Que.
The Hunger Site
La ligue des droits et libertés
Comités Gouv Can (XML)
Les réflexions du caméléon (XML)
Simplicité Volontaire
Duceppe Bloc Québécois (XML)
Énergie et développement durable
Coalition Echec a la Guerre
Passons à l'action
Index gouv fed-prov-partis sur le web

Catégories
action
Adresses de nos politiques-pétition
Becancour
Bouclier antimissile
DEMOCRATIE
Developpement durable
EAU
Energie
Eolien
Ils l'ont fait
MONDIALISATION
OGM
Polution -- Kyoto
REFERENCE
Réingénierie



Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com

Publi le vendredi 17 septembre 2004

Vendredi 17 septembre 2004

Un concept dépassé yp

Dans le privé comme dans le public, la plupart des expériences de réingénierie ont échoué

Gérard Boismenu, Pascale Dufour, Denis Saint-Martin,

La Presse, 7 septembre 2004.

Nous publions dans cette page deux extraits du livre " Ambitions libérales et écueils politiques ", publié par Athéna Éditions. Le livre sera en librairie à compter de demain.

Pourquoi le gouvernement libéral a-t-il initialement décidé d'organiser son plan de réforme des services publics autour de l'idée de réingénierie? En raison de son amateurisme? Ou serait-ce plutôt à cause de son dogmatisme, comme l'ont suggéré certains collègues?

L'utilisation de ce concept, mis par la suite de côté par le gouvernement au profit du terme " modernisation ", est néanmoins étrange quand on sait que, dans le monde des affaires et les écoles de gestion, l'enthousiasme pour la réingénierie n'est plus ce qu'il a été au début des années 1990. Une étude publiée par l'École des HEC, en 1999, conclut que la réingénierie est " trop simpliste. La réalité sur le terrain est plus difficile. Soixante-dix pour cent des expériences échouent. "

Dans le secteur public, les études ne sont guère plus optimistes. En Grande-Bretagne, un pays que le gouvernement libéral cherche à imiter en matière de réforme administrative, on a conclu que la réingénierie avait connu un certain succès surtout dans les organismes dont la nature du travail est plus ou moins routinière. On pense à des organismes, comme les services postaux et le ministère du Revenu, qui sont structurés selon les principes fordistes ou tayloriens de la chaîne de travail, qui ont des objectifs clairs et qui produisent des activités mesurables ou quantifiables.

Ceux et celles qui vantent les mérites de la réingénierie ont généralement concentré leur analyse sur ce que James Q. Wilson et Henry Mintzberg appellent des production or machine-type organizations, plutôt que des organismes publics au mandat plus flou, opérant dans des environnements plus incertains et politisés- deux facteurs qui sont pourtant au coeur de la plupart des organismes publics. Déjà en 1994, un sous-ministre du gouvernement fédéral mettait en garde ses collègues contre " l'inflation verbale " de la réingénierie à laquelle sont associées " toutes sortes d'affirmations extraordinaires ".

L'idée de réingénierie a été mise de l'avant en 1993 par Hammer et Champy dans leur livre à succès Re-engineering the Corporation. Dans leur ouvrage, les deux auteurs affirment que la réingénierie est l'innovation la plus importante qui soit survenue dans le domaine de la gestion, depuis que Adam Smith a écrit The Wealth of Nations. Le changement annoncé par Hammer et Champy se veut radical. Le langage est révolutionnaire.

Une rupture

La réingénierie représente une rupture face aux structures fonctionnelles, qualifiées par Hammer et Champy d'entreprises tayloriennes ou de bureaucraties. Cette forme organisationnelle- et c'est ainsi que le gouvernement libéral représente l'État québécois- est jugée incapable de s'adapter aux nouvelles contraintes de l'environnement, parce que remplie de formalisme, de procédures et de contrôles. Ces défauts sont considérés incompatibles avec les nouvelles exigences du marché, qui réclament de la collaboration, du partenariat, du transfert d'information et de compétences, tout au long des processus transversaux.

Pour pallier l'inefficacité des structures fonctionnelles, les partisans de la réingénierie proposent une organisation structurée non plus autour des fonctions, mais autour des processus. Ce modèle d'organisation serait plus souple, plus flexible, plus fluide, libre des défauts des structures bureaucratiques. Le processus est associé à un flux d'informations, de biens ou de services. Il est orienté vers le client et traverse les fonctions, les départements et les services (notion de transversalité) et comprend généralement des acteurs externes à l'organisation (d'où la notion de partenariat). (...)

Le rapide survol du concept de réingénierie et de ses prémisses théoriques met en relief un certain nombre d'éléments pouvant aider à comprendre pourquoi, en utilisant ce vocabulaire, le gouvernement Charest s'est retrouvé dans une position politiquement inconfortable. D'abord, les libéraux ne se sont pas méfiés de " l'inflation verbale " inhérente à la théorie de la réingénierie. Ils ont adopté, de façon non critique, le langage révolutionnaire de Hammer et Champy et promis de faire tabula rasa du passé en mettant de l'avant un programme de réingénierie que le gouvernement associe à rien de moins qu'à un projet de " société nouvelle ".

C'est peu dire. Rarement a-t-on vu dans l'histoire récente des gouvernements l'un d'eux qui identifie le désengorgement des urgences dans les hôpitaux, la transformation de ministères en agences indépendantes ou la sous-traitance à un projet de société. Ce type " d'inflation verbale " a eu pour effet de braquer une partie de la population contre la réingénierie, autour de laquelle le gouvernement a laissé se développer, comme autant de ballons d'essai, des scénarios plus ou moins apocalyptiques (par exemple, les rumeurs de privatisation de Télé-Québec).

Une seconde raison pour expliquer l'impopularité politique de la théorie de la réingénierie auprès du public, et en particulier du mouvement syndical plus directement visé par les projets du gouvernement, tient au caractère " top-down " du processus de réforme. Comme on l'a vu plus tôt, Hammer et Champy conseillent aux réformateurs de ne pas impliquer la base dans le développement des projets de réingénierie, car on soupçonne cette dernière de résistance face au changement.

Ainsi, au moment de formuler son programme de réingénierie, Monique Jérôme-Forget a déclaré, lors d'une rencontre avec les membres du comité sectoriel sur l'organisation du travail où siègent les différents syndicats de la fonction publique, l'Association des cadres du gouvernement et des sous-ministres, ne pas avoir l'intention d'être éclairée par les différentes associations de fonctionnaires. (...)

Une vision poussiéreuse de la gestion publique

De nos jours, le débat ne porte plus que sur le "moins d'État" mais davantage sur le "mieux d'État"

(...) Christopher Pollitt, l'un des plus grands experts britanniques, conclut, dans un livre qui fait le tour de plus de dix années de réformes dans les pays de l'OCDE, qu'en ce qui concerne la réingénierie, " ses bases empiriques sont étonnamment fragiles. Il n'existe tout simplement aucune preuve irréfutable de changements dans les performances du secteur public ". Si le gouvernement avait vraiment voulu apprendre de l'expérience des autres, il n'aurait préalablement pas conçu son projet de réforme à travers le prisme déformant de la réingénierie.

Le gouvernement est obsédé par la taille de l'État. Cette fixation est une réminiscence de la rhétorique néolibérale des années 1980, alors que le débat politique portait sur la question de " plus ou moins d'État ". À cet égard, il n'est pas sans intérêt de mentionner que celle qui mène le projet de restructuration du secteur public, la ministre Jérôme-Forget, aime bien se faire comparer à Margaret Thatcher, la " dame de fer " qui a gouverné la Grande-Bretagne dans les années 1980. Dans un article à son sujet paru dans L'Actualité, les proches de Monique Jérôme-Forget disent d'elle que " sa phrase fétiche, qu'elle sert à tout bout de champ, est celle de l'économiste anti-interventionniste Milton Friedman: less government, is better government ". De nos jours cependant, le débat ne porte plus que sur le " moins d'État " mais davantage sur le " mieux d'État ".

En Europe, par exemple, la plupart des partisans de la Third Way, popularisée par Blair et Schröeder, n'expriment pas de parti pris idéologique fort contre l'intervention publique. Les Européens ne parlent pas de l'État minimal mais plutôt d'un " État social actif ". Plus près de nous, en Ontario, le gouvernement McGuinty a été élu pour refaire ce que les conservateurs ont défait. Mais ce n'est pas de ces expériences que le gouvernement Charest a choisi de tirer des leçons. Il a plutôt opté pour une vision poussiéreuse ou dépassée de la gestion publique.

Réalité actuelle

Même si elle ne correspond plus à la réalité actuelle, c'est une vision que les consultants du secteur privé, qui entourent actuellement le gouvernement, n'ont pas intérêt à tenter de transformer. Dans la réingénierie, l'appel aux consultants vise, en théorie, à surmonter les résistances des travailleurs touchés par les réformes. Le raisonnement est le suivant: ces travailleurs ne sont pas neutres, car ils sont dans une situation de conflit d'intérêts; de ce fait, on ne saurait s'attendre à ce qu'ils participent de façon objective et désintéressée à une réforme qui risque de bousculer leurs habitudes; on doit donc conclure que le recours aux consultants privés est justifié, non seulement par leur expertise, mais aussi par leur externalité.

Dans la mesure où ces consultants sont externes aux organisations ciblées par la réforme, on les estime plus objectifs, davantage capables de faire preuve d'indépendance d'esprit, en comparaison à ceux et celles qui font partie de l'organisation. L'externalité est considérée équivalente à objectivité et à indépendance d'esprit. Or, ces deux termes ne vont pas forcément ensemble. Les consultants externes ne sont ni plus ni moins désintéressés que les ressources internes. Les consultants sont des colporteurs d'idées dont la survie dépend de leur capacité à générer des profits. Et cette dépendance au profit, dans un marché concurrentiel et incertain, où chacun cherche à stabiliser ses revenus en préservant ses clients, conduit souvent les consultants à dire à leurs clients ce que ces derniers veulent bien entendre.

Dans ce sens, leur avis n'est pas nécessairement plus objectif ou neutre que l'avis de ceux et celles qui oeuvrent au sein de l'organisation. D'ailleurs, à propos de la " banque de consultants " constituée par le Conseil du Trésor à l'automne 2003, certains ont souligné que les firmes qui conseillent la ministre Jérôme-Forget à propos de l'orientation à donner à la " réingénierie " de l'État " pourront soumissionner quand viendra le temps de procéder à la privatisation, au partenariat public-privé, à l'impartition ou à la sous-traitance d'une activité ou d'un service du gouvernement ". Dans ces circonstances, comment peut-on penser que les consultants sont plus objectifs ou désintéressés que les employés de l'État par rapport à la réingénierie?

Les auteurs sont professeurs de science politique à l'Université de Montréal et membres du Centre de recherche sur les politiques et le développement social.

http://www.politiquessociales.net/Docs/Boismenu-Dufour-Saint-Martin.htm


par jeromet le 2004-09-17 13:27:32
Permalien | Ajouter un commentaire | Réingénierie
Vendredi 17 septembre 2004

Great Lakes Governors planning to sell out our water ? yp

Hands off Great Lakes
Are the Council of Great Lakes Governors planning

to sell out our water?


ELIZABETH MAY
I thought, no chance that anyone would suggest selling off Great Lakes water.

The IJC and the Canadian federal government have clear, unequivocal positions against any diversion of water from the Great Lakes Basin. I thought that meant no diversions would take place. I was wrong.

For the last few years, something called the Council of Great Lakes Governors and Premiers have been developing a plan for diversions.

They call it the Implementing Agreement for Annex 2001. You have probably never heard of it. It was placed for public consultation on July 19 with a deadline for comments within 90 days — Oct. 18.

It is the product of three years of negotiation, primarily among the Great Lakes governors. The 40 million residents of the basin who depend on its waters get 90 days to figure it out.

(After Oct. 18, the agreements can be approved and sent to the U.S. Congress for legislation and enacted as law by the provinces on the Canadian side.)

One of the experts who has analyzed the agreement, Ralph Pentland, calls it tantamount to a "Water for sale" sign over the Great Lakes.

Pentland is not some wild-eyed radical. He was Canadian co-chair of the IJC study board on the issue of Great Lakes' diversions and consumptive uses and before that for nearly two decades was director of Environment Canada's water policy.

Pentland has compared the impact of the decision about to be taken over the future of the Great Lakes with another potential Aral Sea disaster.

For the first time in history, this agreement would open the Lakes to water diversions based on the premise that customers for Great Lakes water from outside the Great Lakes Basin have to be treated equally to those inside the basin. Water takings would happen one permit at a time.

Dropping water levels in the lakes will be part of our future. Water shortages and droughts will as well. Deciding in 2004 that it is a good business proposition to allow the transfer of tens of millions of gallons of water a day from the Great Lakes is nothing short of reckless.

It is not too late. Just say "No" to bulk water diversions from the Great Lakes.


--------------------------------------------------------------------------------
Elizabeth May is the executive director of the Sierra Club of Canada.
http://www.thestar.com/NASApp/cs/ContentServer?pagename=thestar/Layout/Article_Type1&c=Article&cid=1095372613044&call_pageid=970599119419


par jeromet le 2004-09-17 13:19:27
Permalien | Ajouter un commentaire | EAU
Vendredi 17 septembre 2004

17 Sept Ils l'ont fait

COLOMBIE

Des milliers d'Indiens ont entamé une longue marche dans l'ouest de la Colombie pour réclamer le respect de leurs droits.  50 mille autochtones participent à cette marche de 120 kilomètres, sur la route panaméricaine qui relie l'Equateur à la Colombie.  Les manifestants sont attendus jeudi à Cali. Un groupe de 15 mille Indiens a quitté mardi la municipalité de Piendamo dans le sud-ouest du département de Cauca pour rejoindre 30 mille manifestants, d'autres localités. Les organisateurs de l'événement ont promis de ne pas perturber la circulation routière.  Les autochtones accusent le gouvernement colombien de ne rien faire pour les protéger.  L'an dernier en Colombie 120 Indiens ont été assassinés par des guérilleros ou par les paramilitaires d'extrême droite.
---------------------------

LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ : ACCORD DE PARTENARIAT ENTRE LA FAO ET LA COMMISSION EUROPÉENNE
New York, Sep 13 2004 10:00AM
La Commission européenne et l'agence de l'ONU ont signé, aujourd'hui, un accord de partenariat stratégique visant à revigorer leurs efforts communs pour atténuer la pauvreté, promouvoir le développement agricole et lutter contre la faim dans les pays en développement.
Leur collaboration portera, plus particulièrement, sur la sécurité alimentaire, les politiques de développement agricole et rural durables, la qualité et la sécurité sanitaire des aliments, la maîtrise des ressources naturelles et l'échange d'informations et de statistiques
http://www.un.org/french/newscentre/
----------------------------------

VIETNAM

Le Vietnam érigera un "mur vert" sur 5,4 millions d'hectares en 2005 
 
Le Vietnam comptera, l'an prochain, 5,4 millions d'hectares de forêts de protection cruciales considérées comme des murs verts, a-t-on appris auprès du Département forestier du ministère de l'Agriculture et du Développement rural (MADR).
Les forêts de protection devraient couvrir 6 millions d'hectares en 2010, dont 5,6 millions d'hectares en amont des cours d'eau, 180.000 hectares le long des côtes, 150.000 hectares pour prévenir l'invasion du sable et 70.000 hectares pour préserver les paysages et l'environnement des grandes villes, des zones industrielles et des sites culturels et historiques.
http://lecourrier.vnagency.com.vn/default.asp?CATEGORY_ID=16&NEWSPAPER_ID=40&TOPIC_ID=52&REPLY_ID=19932

-------------------------------

Fournisseurs d'énergie - Hydro-Québec se veut un leader en développement durable
Gaz Métro a déjà atteint ses objectifs de réduction des GES
http://www.ledevoir.com/2004/09/15/63740.html

-------------------------------
Fonds municipaux verts - Un milliard de dollars pour l'environnement
Une initiative fédérale à laquelle les municipalités québécoises peuvent souscrire depuis l'été 2003
http://www.ledevoir.com/2004/09/15/63742.html

--------------------------------

A-Initiatives québécoises - Il n'y aura pas de nouvelles sommes dans le Fonds d'action québécois pour le développement durable

B-Le Fonds d'investissement a reçu la reconnaissance du Programme des Nations unies pour l'environnement
http://www.ledevoir.com/2004/09/15/63735.html

------------------------------------

Recherche universitaire - Le développement durable sur les bancs de l'école
http://www.ledevoir.com/2004/09/15/63736.html

------------------------------------
Green Power to the People
http://www.alternet.org/wiretap/19895/

----------------------------------

JOHANNESBURG, 17 sept (AFP)
L'Afrique du Sud prépare le "Mzansi", compte pour les exclus bancaires
 
 Les principales banques sud-africaines s'apprêtent à lancer un compte bancaire pour les pauvres, baptisé Mzansi, simple et peu onéreux, pour corriger les déséquilibres économiques hérités de la ségrégation passée, mais aussi répondre à l'attrait d'un immense marché.

 Tout ce dont vous aurez besoin pour ouvrir un compte sera une pièce d'identité et un très faible dépôt initial qui devrait se situer autour de 20 rands (2,5 euros)",

Si nous réussissons ici, nous pourrons décliner (le concept) sur le reste du continent",
http://www.courrierinternational.com/AFP/depeche.asp?obj_id=040917130555.3i3f1znv

-----------------------------------------

L'Ouganda veut assimiler les guérisseurs traditionnels au secteur de la médecine classique
KAMPALA, 17 sept (AFP) - Le gouvernement ougandais souhaite intégrer la médecine traditionnelle et l'herboristerie médicinale dans le système de santé général en permettant à ces praticiens d'exercer leur art dans le cadre de la législation générale sur la santé, indique-t-on de source officielle.
http://www.courrierinternational.com/AFP/depeche.asp?obj_id=040917130354.cf4wuzt1

---------------------------------------

Le premier Parlement panafricain a tenu sa séance inaugurale
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-379436,0.html

----------------------------------------------

La gestion environnementale : l'UQAR veut aller de l'avant!

Dans sa Loi sur la qualité de l'environnement, le gouvernement du Québec a intégré en 1999 une Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008. La gestion des matières résiduelles devient donc une responsabilité civique pour chaque secteur d'activités qu'ils soient industriels, commerciaux ou institutionnels. L'UQAR, en tant qu'établissement scolaire, se doit de respecter cette politique concernant la réduction et la récupération des résidus.

D'ici la fin de l'année :

La quantité annuelle de papier et carton récupérée aura triplée relativement à l'an passé. (On utiliserait jusqu'à 17 tonnes métriques de papier à l'UQAR.)

La récupération du plastique, du verre et du métal se fera dans des îlots multi-matières, une première à l'UQAR.

Un programme de compostage des matières organiques, des résidus verts et des aliments, produites par l'entretien des terrains et par le concessionnaire alimentaire aura un potentiel d'environ 10 tonnes métriques par an.

Un plan de communication permanent aura été installé à des endroits stratégiques et un guide décrivant les nouvelles habitudes environnementales à intégrer aura été conçu pour sensibiliser la communauté universitaire.

D'autres projets connexes, mais essentiels, seront greffés, tels que l'installation de bacs de récupération dans les résidences de l'UQAR, la récupération des tubes fluorescents, des cartouches d'encre et des piles.

" La gestion environnementale est en phase de devenir une priorité pour l'UQAR et une politique en la matière sera prochainement proposée au Conseil d'administration ", a déclaré Danielle Lemire, coordonnatrice du projet
http://www.uqar.qc.ca/uqar/commu/15sept04.html


 


par jeromet le 2004-09-17 13:13:23
Permalien | Ajouter un commentaire | Ils l'ont fait
Vendredi 17 septembre 2004

La Conférence internationale de la société civile à l'appui du peuple palestinien yp

Palestine : Mettre un terme à l'occupation israélienne


La Conférence internationale de la société civile à l'appui du peuple palestinien a envisagé ce matin de mener en 2004-2005 une série d'actions coordonnées à l'échelle internationale afin de mettre un terme à l'occupation israélienne et de réaliser les droits du peuple palestinien. Le projet de Plan d'action* qui a été présenté devrait servir, comme l'a souhaité le Président de la réunion, Paul Badji (Sénégal), de « catalyseur » à la société civile. La Conférence, qui s'achèvera ce soir, avait entamé hier ses travaux annuels sur le thème « Fin de l'occupation - Un préalable à l'instauration de la paix au Moyen-Orient ».

Des actions de plaidoyer sont ainsi prévues visant à promouvoir le rôle central des Nations Unies ainsi que les résolutions de l'Assemblée générale. Ces textes réaffirment le droit à l'autodétermination du peuple palestinien, et demandent que l'on mette un terme à l'expansion des colonies de peuplement et à la construction du mur de séparation.

Les participants ont également envisagé de renforcer la protection internationale du peuple palestinien, en particulier les femmes et les enfants. Il est également question de promouvoir l'application de sanctions et de boycotter la puissance occupante si celle-ci continue de violer ses obligations internationales. Le projet de plan d'action contient par ailleurs un appel vigoureux aux gouvernements pour qu'ils imposent des restrictions sur les ventes d'armes ou des embargos sur les produits issus des colonies de peuplement ou encore de restreindre la liberté de mouvement de ceux qui violent la Convention de Genève.

Le projet de plan d'action identifie trois dates pour une mobilisation internationale éventuelle, à savoir le 29 novembre, Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien ; le 16 avril, Journée des prisonniers palestiniens ; et le 5 juin, qui marque l'anniversaire de l'occupation de 1967. Le projet devrait être amendé dans le futur pour tenir compte des propositions faites dans le cadre des ateliers de travail.

Auparavant, la Conférence avait tenu un débat sur la situation dans le Territoire palestinien occupé. Universitaires, personnalités du monde des médias, représentants d'organisations non gouvernementales et juristes s'étaient interrogés sur les moyens d'alléger les souffrances dans les territoires occupés.

La Conférence se réunira cet après-midi dans le cadre de cinq ateliers de travail portant respectivement sur les façons de travailler avec les médias, la mobilisation interconfessionnelle, l'action relative à l'avis de la Cour internationale de Justice, la manière d'obtenir la protection internationale et la question de la Palestine dans le cadre du mouvement mondial pour la paix.

*document paru sous la cote CPR/CCS/2004/17.

CONFÉRENCE INTERNATIONALE DES NATIONS UNIES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE EN SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN SUR LE THÈME « FIN DE L'OCCUPATION - UN PRÉALABLE À L'INSTAURATION DE LA PAIX AU MOYEN-ORIENT »

Déclarations

M. ADAM KELLER, porte-parole de Gush Shalom, un mouvement israélien pour la paix, a expliqué que les activités de l'organisation avaient pour but de faire comprendre au peuple d'Israël que la paix avec les Palestiniens était possible et n'allait pas à l'encontre des intérêts des Israéliens. Un sérieux revers pour la paix à été infligé en 2000 lorsque Ehud Barak a mis l'échec des négociations de paix sur le compte des Palestiniens, ce qui n'a fait que renforcer la droite israélienne et l'option de la guerre, a-t-il dit. Cela a rendu l'élection d'Ariel Sharon possible à la tête du Gouvernement, a-t-il précisé.

L'orateur a par ailleurs affirmé que le retrait annoncé de Gaza peut paraître crédible à ceux qui ne l'examinent pas de façon approfondie. L'opposition manifestée par les colons ne fait qu'aider Sharon, qui devient une sorte de nouveau prophète de la paix. Mais ne nous leurrons pas, a-t-il lancé. À son avis, le plan actuel serait de se retirer de la bande de Gaza pour maintenir une emprise plus forte sur la Cisjordanie.

Le mur de séparation et ses conséquences épouvantables pour les Palestiniens est un autre sujet de profonde préoccupation pour nous, a indiqué M. Keller. Nous organisons des activités de protestation contre le mur et ses conséquences sur la vie quotidienne des Palestiniens. Les autorités, à la suite de la décision de la Cour suprême, sont maintenant sur la défensive et doivent y apporter des modifications pour que son tracé se conforme à la ligne verte. L'orateur a également évoqué le sort des objecteurs de conscience israéliens, y compris des jeunes femmes, qui refusent de participer à l'occupation des territoires.

M. RAYMOND DEAN, Président du Comité de solidarité Irlande/Palestine, a rappelé que pendant longtemps, la lutte pour la libération menée par les Irlandais a été une source d'inspiration pour les pays occupés luttant pour leur indépendance. En raison de notre histoire tragique, a-t-il poursuivi, ainsi que de la dispersion des Irlandais dans le monde entier du fait de l'occupation, la pauvreté et de la famine, nous éprouvons une sympathie réelle pour le plus faible. Il s'en est suivi une prolifération de campagnes de solidarité avec des pays lointains comme le Nicaragua et le Tibet. Le Mouvement irlandais de lutte contre l'apartheid et la campagne irlandaise de solidarité avec le Timor-Leste ont été particulièrement dynamiques et ont influé sur la politique du Gouvernement, qui est devenue plus progressiste en ce qui concerne l'Afrique du Sud et l'Indonésie.

Il a précisé que la campagne irlandaise de solidarité avec la Palestine (IPSC) a été créée en novembre 2001, en remplacement d'une organisation qui avait été dissoute dès les prémices du mirage d'Oslo. Le Bureau chargé de la question du Moyen-Orient au Département des affaires étrangères nous a assuré que ses portes nous étaient grandes ouvertes. Mais les rapports chaleureux se sont quelque peu rafraîchis par la suite. La suspension de l'Accord euroméditerranéen établissant une association entre l'Union européenne et Israël est un grand sujet de préoccupation, tant pour l'IPSC que pour nos collègues du Comité européen de coordination des ONG sur la question de la Palestine.

Cet accord offre à Israël des conditions commerciales préférentielles avec l'Union européenne, sous réserve de l'application de l'article 2, aux termes duquel « Les relations entre les parties (…) se fondent sur le respect des droits de l'homme et des principes démocratiques ». Le 10 avril 2002, au lendemain de l'assaut brutal lancé par les Israéliens sur les camps de réfugiés palestiniens, notamment celui de Djénine, le Parlement européen a voté la suspension de l'Accord. Malheureusement ce vote est resté lettre morte. Les 5 et 6 mai 2004, le processus euroméditerranéen a été examiné par les ministres des affaires étrangères de l'Union européenne réunis à Dublin. Malheureusement on nous a expliqué que la suspension de cet accord était inconcevable car cela supprimerait toute influence que l'Union européenne pourrait avoir sur Israël.

L'Europe, où le peuple juif a de tout temps été le bouc émissaire des maux de la société européenne, ne peut pas se racheter aujourd'hui en faisant également des Palestiniens des boucs émissaires. Un jour cette dette nouvellement contractée reviendra hanter le vieux continent. Nos descendants demanderont pourquoi nous n'avons rien fait alors que nous étions parfaitement au courant de la politique qui était appliquée et que nous possédions une arme pour changer les choses.

Cette arme, c'est le commerce. Tant que l'Union européenne continuera de considérer comme lettre morte la clause relative aux droits de l'homme figurant dans l'Accord d'association avec Israël, elle sera accusée de sacrifier le peuple palestinien sur les autels de Mammon et de la mauvaise foi. Il a rappelé que le militant israélien Jeff Halper a demandé aux Européens d'utiliser la politique de la honte à l'encontre d'Israël, et aux Palestiniens d'utiliser cette même politique à l'égard de l'Europe. Si nous pouvons ensemble éveiller la conscience européenne aux droits des Palestiniens, a-t-il conclu, cet éveil pourrait bénéficier aux Européens eux-mêmes.

Mme CORINNE WHITLACH, Directrice exécutive de Churches for Middle East Peace, a déclaré que cette conférence de la société civile à l'appui du peuple palestinien a joué un rôle décisif dans l'instauration d'un dialogue continu en faveur de la paix. Mme Whitlach a expliqué qu'elle représentait une coalition de 19 églises, qu'elles soient protestantes, catholiques ou orthodoxes, qui ont en commun de demander des modifications dans les politiques mises en œuvre par les États-Unis. Pour cela, les églises membres ont recours à des activités de lobbying auprès des parlementaires et de l'opinion publique dans son ensemble. Les églises adoptent des déclarations politiques sur la paix au Moyen-Orient qui sont des outils importants de plaidoyer.

Au niveau local, a expliqué la représentante, le prêtre ou le pasteur peut prendre des initiatives dans le cadre de ses sermons. Certains organisent des veillées de prières en faveur de la paix au Moyen-Orient. Le processus de mobilisation de l'opinion publique tend à faire comprendre la réalité de l'occupation militaire au grand public. Les activités visant à mobiliser l'opinion publique en faveur des droits humains des Palestiniens prêtent parfois à controverse et sont parfois interprétées comme étant antisémites. Depuis longtemps, la position de notre organisation est de soutenir l'autodétermination des Palestiniens et la coexistence des deux peuples avec Jérusalem comme capitale.

Nous tentons également de mobiliser l'opinion publique sur le mur de séparation et les colonies de peuplement qui constituent un problème énorme. Abordant la lutte contre le terrorisme, thème récurrent de la campagne présidentielle, elle a expliqué que son mouvement allait également se mobiliser sur cette question. Elle a évoqué la préoccupation que lui inspire la droite chrétienne qui soutient une forme chrétienne de sionisme. Pour cette mouvance religieuse, la paix entre Palestiniens et Israéliens est un objectif noble qui reste inatteignable et qui ne les regarde pas. Mais nous tentons non seulement d'influencer l'opinion publique américaine mais également l'opinion publique arabe et musulmane. Nous avons prouvé qu'il était possible et utile de travailler ensemble comme des partenaires œcuméniques.

M. MAX OZINSKY, représentant de l'organisation sud-africaine « Not in my name », a présenté cette organisation composée de Juifs d'Afrique du Sud qui militent pour le respect des droits inaliénables du peuple palestinien dans un pays qui comprend une communauté de 60 000 Juifs. C'est un groupe qui travaille notamment au Cap, au sein de la communauté juive. Nous nous sommes particulièrement intéressés aux « refuzniks » qui refusent le service militaire dans le Territoire palestinien occupé, décision qui vaut de quitter sa famille ou d'être emprisonné. Nous avons travaillé avec le réseau de solidarité des résistants aux États-Unis.

Notre souci est de montrer que la lutte palestinienne n'est pas le fait d'une religion contre une autre, mais une lutte d'un peuple colonisé qui cherche à exercer son droit à l'autodétermination. Notre préoccupation est que ce mouvement de solidarité puisse s'enraciner dans les secteurs de la société civile. Nous devons veiller à ce que la question de la solidarité avec les Palestiniens ne soit pas considérée comme une question de religion. Nous sommes inquiets du développement croissant du sionisme chrétien qui trouve son origine dans le développement du néoconservatisme. L'expérience de l'Afrique du Sud et notre propre lutte armée contre l'apartheid, nous appellent à soutenir le peuple palestinien et les efforts de l'Autorité palestinienne pour lutter contre le terrorisme, mais aussi à condamner le terrorisme d'État d'Israël.

Le représentant a souhaité un retrait israélien de tout le Territoire occupé et l'établissement d'un État palestinien indépendant. Il a aussi demandé l'arrêt de la construction du mur de séparation. Nous souhaitons également que notre Gouvernement impose des sanctions contre le commerce des produits des colonies de peuplement illégales et une interdiction de voyager à ses habitants. Il faut aussi des sanctions à l'encontre des sociétés participant à la construction du mur. Il a appelé le Gouvernement d'Afrique du Sud à continuer de jouer un rôle de facilitateur pour la paix et l'établissement d'un État palestinien souverain. Enfin, il a insisté sur la nécessité d'apporter un appui aux résistants israéliens refusant la guerre. Nous devons également, a-t-il conclu, assurer le respect des droits de l'homme de tous les Palestiniens, tels que proclamés dans les pactes internationaux pertinents.

M. DENNIS BRUTUS, professeur d'études africaines à l'Université de Pittsburgh, a estimé que l'organisation de cette conférence contribuait à renforcer le prestige des Nations Unies et à dissiper la méfiance que certains nourrissent à l'égard de l'Organisation. La question du conflit au Moyen-Orient se traite à plusieurs niveaux. À son avis, l'expérience de la lutte contre le régime d'apartheid en Afrique du Sud serait un modèle utile aux militants de la cause palestinienne, l'idée centrale étant que le militantisme doit s'étendre à un large éventail de questions à l'échelle nationale et internationale. Il nous faut mobiliser l'opinion mondiale tout comme ce fut le cas lors de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, a-t-il estimé. L'orateur a rappelé qu'en Afrique du Sud, une campagne interne et externe avaient été mises en place, ces dernières incluant des activités politiques où l'ONU jouaient un rôle important. Des organisations religieuses et syndicales, y compris l'Organisation mondiale du Travail (OIT), des organisations humanitaires et philanthropiques y avaient participé.

L'orateur s'est félicité de ce qu'un boycottage des produits israéliens se mettant en place progressivement comme ce fut le cas en Afrique du Sud. L'avis de la Cour internationale de Justice est un nouvel élément dynamique à notre disposition, a-t-il dit. L'orateur a fait une série de recommandations : organiser une conférence mondiale avec la participation des organisations qui sont exclues des débats, lancer un appel à une action internationale contre un système inhumain répressif et raciste, et obtenir la reconnaissance du rôle et de la responsabilité du Gouvernement des États-Unis dans la situation actuelle.

Mme MARCIA FREEDMAN, Présidente fondatrice de l'Alliance juive pour la justice et la paix aux États-Unis (Brit Tzedek v'Shalom), a présenté les objectifs de son organisation de Juifs américains qui, bien que n'ayant été créée qu'il y a deux ans, comprend déjà 18 000 membres et 30 chapitres aux États-Unis. Ce mouvement prône un État palestinien souverain. Mme Freedman a expliqué qu'elle a travaillé en faveur de la paix en tant que membre de la Knesset. En 2002, a-t-elle précisé, j'ai pris la décision de me consacrer à une paix israélo-palestinienne juste. Sans un engagement des États-Unis en tant qu'intermédiaire honnête, il ne pourra y avoir de résolution du conflit. Pour exercer son pouvoir de manière équitable, le Gouvernement américain aura besoin de l'appui des Juifs américains. Il s'agit d'une question de bon sens et du maintien de nos valeurs humaines juives, a-t-elle poursuivi, afin que nous soyons à l'aise. Notre ambition est de créer un espace politique et moral pour les Juifs américains. Les objectifs de Brit Tzedek v'Shalom reposent sur l'évacuation des colonies et la fin complète de l'occupation du Territoire palestinien, avec comme base les frontières de 1967, et une juste résolution de la question des réfugiés. Nous avons comme objectif de toucher 50 à 60 000 Juifs américains à moyen terme pour avoir une influence croissante sur Washington. L'occupation est immorale et injustifiée, a-t-elle insisté, et destructrice pour les deux peuples. Israël ne peut se permettre de dépenser annuellement 1,5 milliard de dollars en frais d'occupation, dont la moitié, payée par six millions de contribuables, sert à financer la protection de 230 000 colons illégaux. Elle a également souligné la question des appelés qui refusent de servir dans les territoires occupés. Il faut des voix juives américaines fortes pour contester les nouvelles visées expansionnistes israéliennes, dans l'intérêt d'un avenir juste qui puisse satisfaire les besoins fondamentaux des deux peuples. C'est parce que nous savons que le bien-être de nos peuples est interdépendant que nous sommes persuadés que l'avènement d'un État palestinien souverain est dans l'intérêt du peuple israélien.

Débat avec l'auditoire

Répondant à une question de l'auditoire, MARCIA FREEDMAN a déclaré qu'elle avait bon espoir de parvenir à modifier la politique étrangère américaine s'agissant de la Palestine. S'agissant du droit au retour, elle a défendu le droit de la nation juive d'avoir son propre État. Même si nous n'avons pas besoin d'une loi sur le droit au retour, il nous faut au moins une loi sur le droit d'asile qui permette à chaque Juif persécuté dans le monde de trouver asile en Israël, a-t-elle dit. Un autre intervenant a laissé entendre qu'une résolution du conflit pourrait se trouver dans le cadre du maintien d'un seul État séculaire où le judaïsme et l'islam seraient protégés. Le Président du Comité de solidarité Irlande/Palestine s'est pour sa part dit favorable à la libre détermination du peuple palestinien, quelle que soit sa décision.

ADAM KELLER a rappelé qu'il ne pouvait oublier que son pays a été créé par nettoyage ethnique par le bais de l'exploitation de centaines de milliers de personnes. Même si certaines graves injustices historiques ne peuvent être corrigées, il peut y avoir un État palestinien, car la société israélienne est prête à cette réalisation, a-t-il affirmé. Il a également présenté la contribution de son organisation juive à la protection de Yasser Arafat, lorsque celui-ci était menacé par la présence de forces spéciales, et pour favoriser le retour de villageois palestiniens dans les villages qu'ils avaient fui en raison du harcèlement de colons juifs.

Déclaration de clôture

M. PAUL BADJI, Président du Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, s'est félicité de la qualité de cette conférence de deux jours, qui a vu la contribution de groupes très variés prêts à œuvrer comme un seul groupe dans le souci de faire la différence et d'améliorer les chances d'instaurer la paix au Moyen-Orient. C'est malheureusement avec inquiétude, a-t-il poursuivi, que nous constatons l'évolution, plus déplorable que jamais, de la situation sur le terrain. Il a souligné le coût effroyable de la violence et le nombre épouvantable de pertes en vies humaines, tant du côté palestinien que du côté israélien, et les blessures psychologiques cachées que l'escalade de la violence inflige à chacun. Nous connaissons les conséquences néfastes de la construction du mur de séparation, qui s'enfonce profondément dans les terres palestiniennes, démembrant et enfouissant dans son sillage des communautés palestiniennes entières, coupant les cultivateurs de leurs terres, séparant les enfants de leurs écoles, entraînant l'éclatement des familles et empêchant les malades d'accéder aux soins médicaux.

Par ailleurs, il s'est inquiété que des générations entières d'enfants palestiniens soient privées d'enfance et ne connaissent d'autre réalité que celle déformée que leur offre l'occupation. Il y a enfin la litanie des graves violations des droits de l'homme demeurées impunies et tellement courantes qu'elles en sont presque devenues ordinaires.

Des lueurs d'espoir sont venues éclairer ce sombre tableau, et notamment l'historique avis consultatif de la Cour internationale de Justice qui a jugé que la construction du mur de séparation contrevient à divers instruments juridiques internationaux. Il a donné à la société civile une base juridique solide pour mener ses campagnes visant à mobiliser les gouvernements et l'opinion publique contre la construction du mur.

Il a noté avec satisfaction que, pendant l'année écoulée, la société civile a dirigé plusieurs initiatives pour alléger les souffrances humaines, mobiliser l'opinion publique en faveur du peuple palestinien, promouvoir le principe d'une protection internationale pour les Palestiniens et trouver une solution pacifique au conflit israélopalestinien, vieux de plusieurs décennies. Bien qu'elles ne puissent remplacer le processus politique qui a été engagé entre les gouvernements, et qui aujourd'hui est malheureusement dans l'impasse, les initiatives de la société civile ont repoussé les limites de ce que l'on considérait jusque là comme étant possible, apportant ainsi un démenti aux sceptiques et à ceux qui s'opposent systématiquement à toute initiative de paix au Moyen-Orient.

Nous avons écouté avec admiration, a-t-il lancé aux participants de cette conférence, les récits de ceux d'entre-vous qui, souvent au péril de leur vie, ont participé à des manifestations contre la construction du mur et les destructions d'habitations. Permettez-moi de vous dire que votre travail infatigable, votre sens du dévouement et votre volonté inébranlable sont une source d'inspiration pour nous tous. Durant la conférence, nous avons entendu des idées et des suggestions constructives et novatrices concernant la façon dont la société civile peut accroître l'efficacité de son action en vue d'atténuer la crise humanitaire actuelle, défendre les droits civils et humains, mobiliser la communauté des donateurs, et remédier à la cause profonde de la crise, qui est l'occupation persistante de terres palestiniennes.

Nous espérons sincèrement que le Plan d'action qui a été proposé servira de catalyseur pour de nouvelles grandes campagnes d'action de la société civile. Après tout, a-t-il ajouté, la société civile représente beaucoup plus que la somme des organisations qui la composent, à condition que celles-ci aient une stratégie et un objectif communs et qu'elles coordonnent leurs actions.

Il a assuré les participants de la conférence que le Comité et la Division des droits des Palestiniens étaient prêts à tout mettre en œuvre pour faciliter l'établissement d'un dialogue constructif entre les organisations de la société civile, ainsi que pour leur offrir un cadre dans lequel elles pourraient coordonner leurs activités.

Reference


PÉTITION
 
Non au terrorisme de l'État d'Israël contre le peuple palestinien

Signez et faites signer la pétition à l'adresse :
http://www.aloufok.net/article.php3 ?id_article=32

 


par jeromet le 2004-09-17 13:06:31
Permalien | Ajouter un commentaire | , action